Le procès intenté aux présumés pirates somaliens pour « Act of piracy on high seas » s’est poursuivi hier. La poursuite, représentée par Me Shakeel Bhoyroo, a appelé à la barre des témoins le PS Narain, celui qui était en charge de ramener les pièces à convictions de Djibouti à L’île Maurice. Lors du procès, la défense a demandé à visionner les enregistrements vidéos de l’interpellation des pirates par les autorités françaises.
Le PS Narain a été le seul témoin appelé à la barre lors du procès qui se tient à la Cour intermédiaire, présidée par les magistrats Wendy Rangan et Azam Neerooa. Le PS Narain a déclaré qu’il était chargé de récupérer les pièces à convictions sécurisées par les autorités françaises afin de les ramener à Maurice en vue de débuter leur procès. Il avait reçu les quatorze pièces à conviction le 25 janvier 2013 et les a gardés dans l’exhibit room du Central Criminal Investigation Department (CCID) pour les faire analyser à la Forensic Science Laboratory (FSL). Avant de présenter les quatorze pièces à convictions, la défense a objecté à ce qu’une sim card et d’un gilet de sauvetage soit produits en cour. Mais la poursuite a soutenu que ces pièces à conviction aideraient à établir la crédibilité des versions des pirates données aux forces policières mauriciennes lors de l’enquête.
Me Raghunandan, avocat de l’accusé N° 1, a questionné l’officier Narain sur les circonstances de l’arrestation de son client. Le PS Narain a répondu que c’était les autorités françaises, à bord du bateau Surcouff, qui avaient mené l’arrestation des pirates avec selon lui, un interprète. La défense a ajouté que selon le rapport du FSL, aucune arme et aucun téléphone portable n’ont été trouvés en possession de l’accusé N° 1 et que ce dernier a insisté dans sa déposition à la police qu’il n’avait jamais participé à des actes de piraterie en haute mer. Le policier a répondu par l’affirmative, ajoutant qu’il ne connaissait pas la provenance des photos prises lors de l’arrestation des pirates mais qu’il avait reçu un rapport du Commanding Officer.
Me Raghunandan a terminé en déclarant qu’il n’y avait pas d’interprète le jour de l’arrestation des pirates en haute mer et qu’il y avait seulement des officiers armés de la French Navy qui attendaient l’ordre d’arrestation. La défense a alors logé une motion demandant à visionner les enregistrements vidéos de l’interpellation des pirates afin d’avoir une meilleure connaissance des circonstances de l’interpellation.
La cour a accepté la motion de la défense.