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La Mauritius Duty Free Paradise, gérée par lakwizinn de l’Hôtel du gouvernement, se retrouve au cœur d’une nouvelle controverse après l’épisode des biscuits ou encore les contrats octroyés aux proches du pouvoir, avec cette fois un cas de protection alléguée vis-à-vis d’un employé qui aurait dû être licencié pour mauvaise conduite. Parmi le personnel de la boutique hors taxe, on laisse entendre qu’il y aurait eu l’intervention d’un ministre, élu dans le sud du pays, pour que le conseil d’administration ne licencie pas le principal concerné.

C’est une affaire qui risque de faire grand bruit dans les jours à venir à la boutique hors taxe du Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airporty avec les délibérations de la réunion conseil d’administration en date du 7 février pointées du doigt. En effet, la compagnie d’Etat a tranché sur le sort d’un des employés de longue date qui aurait commis une faute considérée comme grave dans l’exercice de ses fonctions. Selon des recoupe- ments d’informations auprès des employés de la Mauritius Duty Free Paradise, l’employé aurait obtenu le soutien d’un ministre du MSM, pour éviter qu’un couperet fatal ne lui tombe dessus.

Les faits allégués remonteraient à la deuxième quinzaine du mois de janvier, lorsqu’un couple s’est présenté à la boutique hors taxe. Faisant le tour pour des achats, l’épouse aurait laissé tomber par mégarde un de ses bracelets, valant plus de Rs 20 000. Son mari, ne sachant pas que le bracelet en question appartenait à sa femme, aurait alors remis le bijou à l’employé concerné de la MDFP.

Mais en rentrant à la maison, son épouse lui aurait alors fait part de la perte de son bracelet, ce à quoi son conjoint lui a expliqué qu’il ferait le nécessaire car ayant remis le bijou à un employé de la boutique. Mais à son grand étonnement, l’employé en question ne pouvait lui remettre le bijou, et ce alors que les caméras de la boutique hors taxe avaient capté les mouvements des personnes impliquées dans cette affaire le jour des faits.

Face à cette situation, la direction de la boutique hors taxe a, dans la foulée, suspendu de ses fonctions l’employé, qui comptait de nombreuses années d’expérience dans la boutique hors taxe. On laisse entendre que le principal concerné n’affichait aucune inquiétude quant à son sort, fort « de ses contacts ministériels ». On indique qu’il aurait sollicité un membre du conseil pour qu’il plaide en sa faveur au- près du conseil d’administration de la MDFP, mais aussi auprès du Chief Executive Officer de la MDFP, Rakesh Rugoobeer, membre influent de Lakwizinn. Parmi les employés de la bou- tique hors taxe, on soutient que, dans des cas semblables ayant eu lieu auparavant, les employés concernés étaient directement mis à la porte.

Mais à la surprise générale, et ce malgré que le principal concerné ait accepté avoir com- mis une faute grave, le board de la MDFP a retiré la suspension dont il faisait l’objet. Ce dernier a toutefois, selon nos renseignements, été transféré dans un autre département de la boutique hors taxe.

Du côté du personnel, on se demande comment une telle décision a été prise. On laisse entendre que cette situation devrait être dénoncée à la com- mission anti-corruption afin de savoir si l’employé en question a bénéficié d’une intervention ministérielle. Déjà qu’on sait que plusieurs zones d’ombre planent sur de nombreuses décisions de la MDFP depuis quelque temps…