Le CEO de Beachcomber, Gilbert Espitalier-Noël, effectue cette semaine sa première visite au Royal Palm Marrakech, au Maroc, avant de se rendre en France pour la foire Top Resa. Dans un entretien accordé au journal marocain L’Économiste, il a annoncé que le projet hôtelier et immobilier à Marrakesh restera inchangé.
Invité à dire ce qu’il adviendra du volet immobilier à Marrakesh alors qu’il souhaiterait se concentrer sur les activités touristiques, Gilbert Espitalier-Noël répond que Beachcomber est avant tout un groupe hôtelier et qu’il doit se recentrer sur cette partie. « Cela ne veut pas dire que Beachcomber se désintéresse de l’immobilier, que nous avons développé aussi bien à Maurice qu’à Marrakech. Loin de là. L’immobilier est d’ailleurs mon domaine de prédilection et celui du groupe familial dont je fais partie, ENL, et actionnaire de référence de Beachcomber. Grâce justement à l’expertise d’ENL, qui pilote désormais notre activité immobilière de façon autonome et séparément de nos activités hôtelières, nous pourrons nous concentrer sur notre métier de base et réaliser nos propres challenges dans le secteur. Concrètement, notre projet à Marrakech restera inchangé. Nous pourrons modifier légèrement la configuration des lots ou des villas, mais ce qui est dédié à l’immobilier reste à l’immobilier. D’ailleurs, nous avons quasiment atteint nos objectifs. Sur les 95 villas construites, nous avons procédé à 70 ventes et nous en avons livré environ 45 à ce jour », a-t-il expliqué.
Gilbert Espitalier-Noël reconnaît que le groupe hôtelier a beaucoup investi dans la rénovation de l’hôtel Trou-aux-Biches, hôtel mythique du groupe Beachcomber, et que, durant la même période, le projet du Royal Palm à Marrakech a été lancé. « Avec la crise économique mondiale et les arrivées touristiques en baisse, nous avons eu un niveau d’endettement élevé par rapport à nos souhaits. Nous ne sommes pas encore complètement sortis de cette situation, mais nos opérations à Maurice et aux Seychelles reprennent. Et avec la restructuration de la dette auprès des banques, la levée de fonds et les ventes des villas, nous allons réduire de manière significative l’endettement », a-t-il dit.
Toujours en ce qui concerne le projet de Marrakesh, Gilbert Espitalier-Noël explique que des investissements de 3 millions d’euros seront effectués  pour le Country Club, déjà construit à 75% et qui ouvrira dans quelques mois. « La deuxième priorité sur le domaine, pour des raisons financières évidentes, est de vendre les 25 villas construites restantes avec le développement d’une zone de 14 hectares à côté du Country Club. Nous venons d’ailleurs d’être approchés par de potentiels partenaires pour la construction d’une vingtaine de villas. »
Le CEO de Beachcomber explique que l’objectif en ce qui concerne le taux d’occupation au Royal Palm Marrakesh est de passer de 25% à 39 ou 40%. « Vous savez, un 5 étoiles n’a pas vocation à tourner à 75% de taux d’occupation. Avec un taux de 39 à 40%, nous dégagerons des “cashs-flows” positifs. Ensuite, il faudra se rapprocher des 50%, voire 55%. Nous avons un produit fabuleux dans un pays qui ne manque pas d’atouts et de surcroît, qui jouit d’une stabilité réelle, d’un climat agréable et qui dispose d’un accès aérien libre et très ouvert. Donc, oui, je suis confiant quant à l’évolution de l’ensemble de l’offre Royal Palm au Maroc », a-t-il lancé.