Notre invité de ce dimanche est le prêtre catholique Patrick Verspieren, jésuite, théologien et spécialiste des questions bioéthiques. À l’invitation de l’Institut Cardinal Jean Margéot, il vient d’effectuer un bref séjour à Maurice pour animer des conférences sur la bioéthique du point de vue de l’église catholique. Le Père Verspieren a bienveillamment accepté de répondre à nos questions avant son départ.
Père Verspieren, de quand date le terme ou le concept « bioéthiqu » et que signifie-t-il précisément ?
Il date de 1970 et a deux fondateurs, donc deux sens différents. Le mot a été créé par le biologiste et cancérologue américain Van Rensselaer Potter, qui était très inquiet des conséquences des techniques et technologies de tout ordre qui se développaient dans le monde. Il craignait que le développement de ces savoirs ne mette en danger la vie sur terre et disait qu’il fallait apprendre le savoir d’utiliser les savoirs pour la protection de la vie et le bien-être de l’homme. Il voulait que travaillent ensemble des biologistes, des médecins, d’où le terme bio, et des représentants de la sagesse humaine : des philosophes, des théologiens, des moralistes, ce qui justifie le mot éthique. Il appelait à un travail interdisciplinaire entre scientifiques et philosophes. Le malheur de Potter c’est qu’en 1971 un médecin américain, André Hellegers, crée l’institut Kennedy pour la reproduction humaine et la bioéthique. Pour lui, bioéthique désigne la réflexion éthique sur la médecine et la biologie appliquées à l’homme, c’était en fait une réflexion sur la biomédecine. Aujourd’hui, avec la puissance de l’institut Kennedy, c’est la deuxième définition du terme qui prend le dessus. C’est pour cette raison que je préfère parler d’éthique biomédicale : réflexion éthique sur les soins des malades et les questions posées par les techniques biomédicales comme le prélèvement d’organes, la fécondation in vitro. La première opération de ce type en France va conduire le président français à créer, en 1983, le comité consultatif national d’éthique.
En quelques années, la bioéthique est devenue un sujet de débat important…
C’est un sujet très important de réflexion, de débats et aussi d’affrontements. Personnellement, je mets en garde contre le terme « bioéthique ». C’est un domaine de réflexion éthique qui est tenté par les philosophies, les religions et les cultures, et dont les réponses seront différentes et ne sont pas acceptées par tout le monde. Il existe, par exemple, dans l’église catholique, des repères bioéthiques et, sur certains points, des prises de position fermes.
De quand datent ces prises de position de l’église catholique dans le domaine de la bioéthique ?
Certaines d’avant même l’invention du terme bioéthique. C’est ainsi qu’en 1957 déjà, le Pape Pie XII lançait un appel vibrant pour utiliser le traitement de la douleur de manière efficace pour le soulagement de douleurs graves et d’éviter les traitements trop lourds pour ne pas tomber dans ce que l’on appellera, beaucoup plus tard, l’acharnement thérapeutique.
L’église catholique réfléchit depuis longtemps au problème de l’euthanasie ?
Dans un de ses discours, Pie XII parlait de la réanimation. Il disait que dans le cas où cette technique n’apporte pas grand-chose au malade, il est sans doute plus sage d’arrêter la réanimation. Le texte sur le traitement de la douleur a été écrit à une époque où les soins palliatifs n’avaient pas encore été inventés. Depuis, il y a eu d’autres déclarations des épiscopats sur cette question qui vont conduire à l’encyclique de Jean Paul II en 1995. Une encyclique qui résume toutes ces prises de position et qui fait bien la distinction entre l’euthanasie et ce qui va être décidé pour éviter l’acharnement thérapeutique.
Jean Paul II, à la fin de sa vie, n’a-t-il pas subi cet acharnement thérapeutique contre lequel il mettait en garde dans l’encyclique et que vous avez cité ?
Cette question a fait l’objet d’un débat. Certains ont dit que Jean Paul II a subi un acharnement thérapeutique. D’autres qu’il a refusé des traitements qui n’avaient aucun sens. D’autres l’ont même accusé d’avoir eu une attitude suicidaire. On sait que Jean Paul II a été consulté à chaque fois sur les traitements médicaux qu’on voulait lui administrer. Au début, il a accepté certaines hospitalisations et, à la fin de sa vie, il les a refusées. Pendant un temps il a jugé que les soins étaient raisonnables et puis, après, il a jugé que les traitements n’avaient pas de sens et s’est préparé à la mort. C’est la décision qu’il a prise en consultation avec ses médecins.
Dans un cas semblable, qui doit prendre la décision ?
La réponse la plus générale, celle que l’on donne en France, est la suivante : le malade avec le médecin, si le malade est encore en capacité de dialoguer. Pas le malade tout seul mais le malade et le médecin en tant que partenaires. Si le malade n’est pas en état de décider, la responsabilité incombe, selon la loi française, au médecin après consultation avec la famille. C’est la position qui se répand dans la plupart des sociétés occidentales, et même aux Etats-Unis.
D’après ce que vous dites, l’église catholique n’est pas opposée, de facto et in toto, à l’euthanasie, comme on a tendance à le croire…
L’église catholique n’est pas opposée, par principe, à l’arrêt d’un traitement médical destiné à prolonger la vie si ce traitement n’est plus adapté. La sagesse demande de faire ce qui est sage. Ce qui s’est passé c’est que cette sagesse a été oubliée pendant une trentaine d’années. Celles pendant lesquelles on a tout essayé pour prolonger la vie parce que la médecine était en plein mouvement, découvrait des traitements nouveaux tous les jours. On disait alors que puisqu’on trouvait toujours de nouveaux traitements, gagner un jour était important. L’église catholique a toujours tenu le même discours et on pourrait remonter très loin dans le temps pour en trouver des traces. J’aimerais souligner que l’église a été en avance pour recommander l’usage de médicaments antidouleur et, notamment, la morphine. Elle dit que la douleur intense peut écraser l’homme et que dans la mesure où il y a des moyens de le soulager, il faut les utiliser. Même si cela conduit à diminuer la lucidité du malade et, même dans certains cas, si cela contribuait à abréger sa vie. Voilà ce que disait Pie XII déjà en 1957 en appelant au développement du traitement de la douleur. Dix ans après, une protestante ouvrait à Londres le St Christopher Hospice où l’on pratiqua les premiers soins palliatifs. Depuis, l’église invite au développement et à l’utilisation des soins palliatifs.
D’où vient cette croyance d’une opposition totale de l’église ?
Le problème c’est qu’on a longtemps utilisé le terme euthanasie pour tout et qu’on a tout mélangé. Depuis trente-cinq ans, j’écris, je participe à des colloques, à des débats pour définir le terme euthanasie et le faire comprendre. J’ai été aidé dans ce travail par la loi française adoptée en 2005 qui disait que « les actes médicaux ne doivent pas être poursuivis par une obstination déraisonnable. Lorsqu’ils sont devenus inutiles, disproportionnés, ou n’ayant d’autres effets que le seul maintien artificiel de la vie, ils peuvent être interrompus ou ne pas être commencés. » Cette loi a beaucoup clarifié le débat sur l’euthanasie.
Quelle est, en 2012, la définition du terme ou du concept bioéthique ?
Le terme éthique est non seulement à la mode : il y a l’éthique des affaires, des gouvernants, des politiques, des sportifs, des journalistes. Au départ, on pouvait avoir le sentiment que ce terme pouvait tout dire et n’importe quoi. Puis a été appliquée en France en 2004 une loi, déjà votée en 1994, appelée loi relative à la bioéthique, suivie d’une nouvelle loi sur le même sujet, en 2011. Ces lois vont contribuer à faire entrer dans le terme bioéthique un certain nombre de sujets : les examens génétiques, les prélèvements et greffes d’organes, le don de sperme, le diagnostic prénatal, l’assistance médicale à la procréation et la recherche sur l’embryon et les souches embryonnaires. Cela met l’accent sur les techniques médicales alors que moi je milite pour faire place aussi à une réflexion éthique sur les soins aux malades…
Vous avez été un des premiers en France à parler de la bioéthique. Que pensez-vous de son évolution ?
Ce qu’il y a des très positif dans cette évolution c’est que quand des gens font des thèses de doctorat, dans l’ensemble ils réfléchissent. Je m’interroge cependant sur le niveau de formation de ceux qui ont été nommés responsables des écoles doctorales. Je constate une tendance à confondre la réflexion éthique avec l’opinion moyenne de la rue ou du corps médical, on fait des études sur ce que pensent les médecins…
Êtes-vous en train de dire que les questions de bioéthique devraient être réservées aux théologiens, aux moralistes ?
Non. Mais je voudrais bien que l’essentiel de la réflexion bioéthique soit d’ordre éthique, alors que, et je viens de le dire, pour le moment il s’agit parfois d’une sociologie de l’opinion moyenne. Au nom de quoi va-t-on recommander ceci ou décommander cela ? Au nom de quelles valeurs et de quels principes ?
Quelles sont vos réponses à ces questions ?
Les valeurs majeures que je propose sont, et vous ne vous en étonnerez pas, prônées par l’église catholique : d’abord l’affirmation et la reconnaissance de la dignité humaine, de la valeur et de la grandeur de toute personne humaine, indépendamment de la situation où elle se trouve, et de l’unité de cette personne. Dans la fécondation in vitro, le fait que la cellule qui va permettre la conception d’un enfant provienne d’un autre homme que le mari n’est pas un détail. Ce fait renvoie au corps de cet homme, donc à la personne qu’il est. Beaucoup d’enfants fécondés in vitro se plaignent aujourd’hui d’être issu d’un homme inconnu. Le problème éthique majeur n’est pas l’anonymat mais le recours aux cellules du donneur
Vous êtes contre l’utilisation d’une technique médicale — la fécondation in vitro — qui permet à un couple qui ne peut pas avoir d’enfant d’en avoir un, de combler ce désir et ce besoin humains ?
Est-ce que toutes les techniques qui permettent d’avoir des enfants doivent être acceptées ? Pour ma part, je trouve que l’insémination artificielle avec l’aide d’un donneur pose des problèmes éthiques importants. La gestion pour autrui, c’est-à-dire les mères porteuses, pose des problèmes éthiques encore plus importants. Ce n’est respectueux ni pour la mère porteuse ni pour l’enfant à venir.
Vous êtes contre la fécondation artificielle quelle que soit la technique ou les moyens utilisés…
Pour ma part, j’insiste sur le respect dû à l’embryon, qui n’est pas un objet mais déjà un être humain qui mérite le respect. J’ai écrit sur l’insémination artificielle avec donneur pour montrer tous les problèmes que pose cette technique pour les couples qui pensent y recourir, et pour que les médecins ne gomment pas les difficultés. Je l’ai fait dans le cadre de mon rôle qui est d’éclairer et de mettre en garde. J’ai aussi discuté avec des couples ayant décidé de recourir à la fécondation in vitro qui avaient beaucoup réfléchi et s’engageaient en conscience vers cette décision à laquelle l’église est opposée.
Vous seriez pour une fécondation in vitro si le donneur est le mari et si le couple a réfléchi sur le respect de l’embryon et les dangers éthiques que cela pose ?
Je n’ai pas eu à rappeler un interdit majeur dans ces cas comme je l’aurais fait pour des cas concernant l’interruption volontaire de grossesse. Ce n’est pas du même ordre. L’église est opposée à la fécondation in vitro. J’ai étudié des textes qui soutiennent que la décision doit être prise après réflexion et en conscience par les couples concernées.
Sur l’avortement vous devez avoir une opinion tranchée, claire et nette…
C’est le cas et je vais le dire lors des conférences que j’aurai le plaisir d’animer à Maurice.
Vous n’envisagez pas que, comme dans la fécondation in vitro, des femmes puissent, en toute conscience, prendre la décision d’avorter ?
J’ai reçu quelques couples affrontés à une anomalie grave de l’enfant à naître. Les échanges dans ce cas sont difficiles. Je ne sais pas souvent qu’elle va être la décision du couple, déjà en souffrance extrême. Je prends le temps de les écouter. Dans le dialogue, j’essaie de faire que soit compris l’interdit de l’église catholique et souvent la décision n’est pas prise. Mais je fais bien sentir que ce n’est pas moi qui prends la décision.
C’est une attitude qui peut être qualifiée de responsable, aux antipodes de certains responsables de l’église qui se contentent de brandir l’interdiction. Il y a, dans votre manière de faire, une approche plus humaine que je tiens à souligner…
C’est la question la plus délicate et la plus difficile. De toute façons, ne nous faisons pas d’illusion : en France, malgré tout ce que je peux dire, en dernier ressort c’est le couple, surtout la femme qui va décider. De quel droit puis-je dire : je vous interdis ? Par contre, je peux expliquer, dans le dialogue, la position de l’église sur la question qui est très nette et le faire d’une façon qui soit respectueuse d’autrui. J’ai rencontré des couples qui m’ont dit avoir eu à faire à des prêtres qui ont refusé de discuter de la position de l’église et de répondre à leurs questions. Ce n’est pas très respectueux de la personne. Moi prêtre, j’invite les médecins et les infirmiers à entrer en dialogue avec les couples sur ce sujet et moi je ne leur parlerais pas, je n’aurais pas le temps de les écouter ? C’est une attitude inhumaine et on aurait tendance à ne pas faire confiance à une église qui serait inhumaine.
Je souligne une fois encore votre approche humaine avant d’aborder un autre sujet sensible pour l’église catholique : le sida. Quand le Pape Benoît XVI dit en Afrique : n’utilisez pas les préservatifs, c’est une position éthique, selon votre définition ?
Il y a deux versions de ce discours et la première était, semble-t-il, tronquée. Ce que j’en ai retenu, c’est le sens de ce que le Pape Benoît XVI dit : si vous réduisez tout à une affaire de préservatif, vous faites empirer la pandémie.
Ne jouons pas sur les mots à partir de la déclaration, tronquée ou pas, du Pape Benoît XVI. Est-il éthique de dire à des populations qui courent le risque de mourir de l’épidémie du sida de ne pas utiliser le préservatif pour se protéger ?
Je peux vous parler de déclarations d’un certain nombre d’évêques et de ce que j’ai moi-même écrit sur le sujet. Benoît XVI s’est risqué, dans une phrase qui était compliquée et qui n’a pas été comprise à l’origine, à parler du préservatif. Jean Paul II a, à mots couverts, invité les jeunes à la chasteté dans son discours de Kampala. Il aurait bien voulu que les jeunes restent chastes et fidèles, c’est son rôle de pape. Mais avec l’épidémie de sida, il arrive que des gens ont des relations sexuelles hors mariage, ou dans le mariage, avec un partenaire contaminé. Certains ont dit que de toute façon, le préservatif est un facteur augmentant la contamination, ce qui est une absurdité qui s’est répandue dans les milieux ecclésiastiques. Pour ma part, j’ai écrit pour dénoncer ces âneries. Donc, il y a des bêtises qui ont été dites à ce sujet dans l’église catholique. Cela dit, j’ai travaillé pour que cette question du préservatif soit abordée de face. L’église doit inviter les personnes à un comportement chaste. Mais si, de fait, les gens ont un comportement sexuel qui les met en risque de contamination, qu’ils prennent les précautions nécessaires pour se protéger ainsi que leurs partenaires. Le comportement sexuel d’autrui peut être estimé contestable, cela n’empêche pas de lui dire : au moins n’y rajoutez pas un risque de contamination. Je me réfère ici à une déclaration du Cardinal Lustiger qui disait « soyez chastes, mais si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas, prenez les moyens qu’on vous offre : vous ne devez pas donner le mort. »
Il y a donc de la part de responsables de l’église des positions plus nuancées sur la question du préservatif et du sida ?
Et depuis fort longtemps, puisque la déclaration de Mgr Lustiger que je viens de citer remonte à décembre 1988. On ne peut donc que regretter la diffusion dans les milieux catholiques d’écrits qui, présentant toutes les apparences de la scientificité, affirment de manière éminemment contestable que le recours au préservatif masculin est, en lui-même, un facteur de risque de contamination. De tels écrits impressionnent les esprits non avertis. Il importe de ne pas réduire la question morale à celle de la sécurité sanitaire. On doit cependant reconnaître une réelle efficacité à l’emploi systématique de préservatifs masculins pour la prévention de la contamination. Cela a été dit clairement et publiquement.
C’est ça la bioéthique finalement : faire circuler l’information scientifique en soulignant les enjeux moraux ?
Il faut tout de même dire que si l’usage du préservatif est efficace, car il diminue beaucoup les risques de contamination, il n’a pas une efficience totale. Le problème des préservatifs c’est que bien utilisé à chaque rapport sexuel, ils sont efficaces, encore faut-il les utiliser. Il faut savoir qu’en Afrique des jeunes l’utilisent quand ils peuvent s’en procurer et que parfois ils le réutilisent. Donc, comme le disait Mgr Lustiger, il faut inviter à la chasteté, mais si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas, au moins vous ne devez pas donner la mort.
Donc, utilisez le préservatif pour cela. Conclusion : il y a sur les questions bioéthiques des positions fortes de l’église catholique mais elles sont assorties de nuances imposées par les réalités du quotidien des hommes…
Je ne dirai pas cela. Il y a des positions officielles sur l’appel que lance l’église catholique à une conception de la sexualité axée sur la chasteté, c’est-à-dire la continence hors du mariage et la fidélité dans le mariage. Mais à propos du préservatif et du sida il y a des positions divergentes, comme celles que j’ai citées, et des opposants. Mais au sein de l’église, ceux qui sont pour ce que vous appelez les nuances sont plus nombreux.
Et quelle est votre position personnelle sur ce sujet ?
Les pouvoirs publics doivent informer les populations de la gravité de la pandémie et des manières de l’éviter. Il ne s’agit pas que du préservatif. La première manière d’éviter la maladie c’est de ne pas pratiquer le multipartenariat, ou le vagabondage sexuel. Ce n’est pas seulement une question de morale mais aussi de santé publique. Le rôle de l’église catholique est de participer à l’éducation sexuelle et affective, montrer que la sexualité engage la personne, que ce n’est pas un jeu auquel on se livre. Et puis il faut dire aux jeunes que s’ils n’arrivent pas à rester continent, qu’ils prennent au moins les précautions pour ne pas risquer de se contaminer ou de contaminer les autres. J’emploie le terme « au moins », déjà utilisé par le cardinal Tettmanzi qui a écrit un ouvrage sur la bioéthique. Ce n’est pas glorieux du point de vue moral, mais cela permet d’éviter des morts.
Que souhaitez vous dire pour conclure cette interview ?
Je souhaite que les questions bioéthiques qui concernent le plus Maurice soient abordées publiquement, par les médias — comme vous êtes en train de le faire —, les pouvoirs publics et les églises. Il faut encourager le débat, défendre ses convictions sans le faire de manière agressive tout en se mettant aussi à l’écoute des convictions des autres. Il faut savoir trouver le langage et les mots pour entamer le dialogue.