Deux semaines après la mise au grand jour de nombreux cas d’intoxication alimentaire sur le campus du Charles Telfair Institute (CTI), la Substation, une des cantines pointées du doigt a plié bagage. Selon nos informations, une requête de la direction de l’établissement pour que cette cantine — à qui le ministère de la Santé a servi un Prohibition Order lui interdisant de vendre des aliments, notamment du poulet, qui se sont révélés contaminated après analyses —, ferme temporairement ses portes. Le cantinier, Lindsay Teck Young, nie les allégations portées contre ses produits et sa cantine. Affirmant être victime d’une injustice, il soutient que sa cantine respecte les normes d’hygiène et que les produits mis en vente sont sains. Offusqué de la mauvaise publicité de cette affaire, il préfère fermer son business au sein du CTI, dit-il.
Après avoir appris qu’une de leurs camarades avait été victime d’intoxication alimentaire, alors qu’elle avait consommé un panini acheté à la cantine du CTI, plusieurs autres étudiants de l’établissement se sont également plaints de problème de santé. Le ministère de la Santé, prévenu de cette affaire, a ainsi procédé aux prélèvements des échantillons d’aliments vendus par les deux cantines de l’établissement tertiaire. Selon nos informations, les résultats des analyses effectuées par le laboratoire de Candos ont confirmé que certains aliments, notamment ceux préparés à base de poulet, étaient contaminés. D’où le Prohibition Order servi à l’un des gérants des cantines pointées du doigt, en l’occurrence la Substation. Selon nos informations, cet ordre de la Santé, qui concerne également les autres points de vente de la Substation, à Port-Louis et à Grand-Baie, interdit au gérant de mettre en vente tous produits préparés à base d’ingrédients qui se sont révélés contaminated. Si les gérants des deux cantines nient en bloc les accusations portées à leur encontre, on apprend que la direction du CTI, par mesure de précaution, a demandé au gérant de la Substation de suspendre ses activités. Ainsi, depuis lundi dernier, cette cantine a cessé toute activité.
Et le gérant, Lindsay Teck Young a, lui, décidé de plier bagage. Il se dit outré de telles accusations et affirme avoir a été victime d’une injustice. « Je travaille sur le campus du CTI depuis avril. L’année dernière, j’ai ouvert deux autres Substation à Port-Louis et à Grand-Baie. Tout se passait bien. Je ne comprends pas comment, tout à coup, une élève, qui s’est manifestée deux semaines après avoir été malade, nous accuse aujourd’hui sans aucune preuve. Ce n’est pas correcte, c’est tout simplement injuste », déplore-t-il. Qui plus est, dit-il, « ce n’est pas vrai de dire que nous ne respectons pas les normes d’hygiène. Notre objectif principal est d’abord la santé des centaines d’étudiants qui consomment notre nourriture ». Lindsay Teck Young affirme que son personnel porte des gants et des casquettes.
Or, la direction du CTI, selon nos informations, lui aurait demandé de suspendre ses activités. C’est pourquoi, Lindsay Teck Young a mis fin à ses activités sur le campus depuis lundi. Il se dit attristé par la décision de la direction. « On ne m’a pas donné le choix. J’ai dû fermer le Substation et licencié les deux employés qui y travaillaient », explique-t-il. Il fait ressortir que même si la décision de la direction du CTI concernant la suspension de la Substation est temporaire, il ne souhaite plus retourner sur le campus. « Je suis dégoûté. Je ne travaillerai plus sur le campus. Cette histoire a fait trop de dégâts. Je préfère ouvrir ailleurs que de retourner là-bas », dit-il.
Pour sa part, Kevin, le gérant de l’autre cantine, également pointé du doigt par certains étudiants, indique n’avoir reçu aucun avertissement, ni de la part de la direction du CTI, ni du ministère. « Nous n’avons eu aucun problème, après la visite du ministère mardi, qui n’a rien constaté d’anormal. Nous sommes en règle. Le problème concerne uniquement la Substation », laisse-t-il entendre.
Du côté des élèves, les avis sont partagés. Si certains n’ont rien changé à leurs habitudes et continuent à manger quotidiennement à la cantine, d’autres, par précaution, préfèrent éviter de le faire pour le moment.