Une “hotline” pour que les personnes souffrant d’une intoxication alimentaire puissent déposer leurs plaintes. C’est ce que réclame Rajah Mahadewoo, du Regrupma Travayer Sosyal. Lors d’une conférence de presse à Port-Louis vendredi, il a déclaré avoir souffert d’une intoxication alimentaire « après avoir consommé une calebasse achetée dans un supermarché de Saint-Pierre ».

Selon lui, cette situation est courante, surtout en saison estivale. D’où l’importance de mettre à la disposition du public une plateforme où il pourra déposer ses plaintes. Selon le travailleur social, qui est aussi médecin de profession, il peut facilement faire la distinction entre un empoisonnement chimique et une intoxication alimentaire bactérienne. Il déplore qu’à Maurice, plusieurs personnes soient victimes d’intoxication chimique mais reçoivent des traitements contre l’intoxication bactérienne dans les hôpitaux. « Avec le taux de pesticides et d’insecticides dans les légumes mis sur le marché, beaucoup de Mauriciens souffrent d’intoxication alimentaire chimique. Mais quand elles se rendent à l’hôpital, elles obtiennent des antibiotiques, soit un traitement contre l’intoxication bactérienne », a avancé Rajah Mahadewoo. Ce dernier a déclaré que l’intoxication chimique « est bien une réalité à Maurice car les planteurs ont tendance à utiliser beaucoup de produits chimiques pour avoir de beaux légumes ».

Il poursuit : « Cette semaine, j’ai acheté une calebasse dans un supermarché à Saint-Pierre. Lundi, j’ai préparé un repas à base de poulet et de calebasse, que j’ai offert à mon chien. Pendant la nuit, il est tombé malade et a souffert de vomissements et de diarrhée. Le lendemain, j’ai préparé un repas à base de mouton et de calebasse. Outre mon chien, un ami et moi-même sommes tombés malades. Mon ami s’est rendu à l’hôpital alors que moi, j’ai pris des médicaments. Je suis persuadé que nous avons été empoisonnés par le légume car il avait un goût amer.

D’ailleurs, j’ai envoyé des échantillons de la calebasse à un laboratoire aux fins d’analyse. J’attends les résultats », a souligné Rajah Mahadewoo. Ce dernier lance un appel au public, lui demandant d’être vigilant quand il achète ses légumes. Il demande aussi au gouvernement d’être « proactif » et de démarrer une campagne pour éduquer le public. Il réclame enfin la mise sur pied d’une “hotline” pour que les consommateurs puissent déposer leurs plaintes. « Il doit y avoir un système accessible pour déposer les plaintes pour qu’ensuite un inspecteur du bureau sanitaire puisse mener son enquête. Actuellement, le système est compliqué. De plus, le bureau sanitaire doit être “user-friendly” et à proximité des consommateurs », a-t-il ajouté.