« L’Afrique est le continent de l’avenir. Il faut avoir confiance en lui. Le moment est venu de saisir les opportunités. This is the time for Africa. » Propos du ministre des Affaires étrangères et du Commerce international Arvin Boolell tenus face aux investisseurs et gestionnaires de fonds d’investissements présents à la 2e et dernière journée de conférence sur le Private Equity, organisée par le Board of Investment à Flic-en-Flac.
« Où se situe notre petit pays avec ses ressources limitées ? Comment peut-il être visible et obtenir, en même temps, des résultats tangibles ? » s’est interrogé le ministre. Et de répondre immédiatement : « Demandez à nos amis africains ! Ils vous diront que Maurice est une plateforme qui facilite la vie des entreprises pour qu’elles fassent le grand saut sur le continent africain “with predictability, reliability and tangible results ». »
Selon le ministre, Maurice a pris les devants en réunissant certains “like-minded countries” aux Seychelles, « non pas pour agir comme une power-house, mais pour s’assurer qu’elle montre la voie à suivre et pour voir les questions concernant la facilitation du commerce », accélérant ainsi l’intégration régionale. Et de rappeler les nombreuses initiatives prises en vue de faciliter cette intégration, à l’instar des transferts de capitaux, de la création d’un environnement propice au commerce et du mouvement des populations. Selon Arvin Boolell, tout va très vite sur le continent africain, mais il reconnaît aussi l’existence de « certaines difficultés », dont le coût d’ajustement, qui retarde le processus de l’intégration régionale.
Arvin Boolell a ensuite évoqué les « immenses opportunités » qui existent en Afrique, et ce malgré des contraintes. « Un nouvel état d’esprit attire les investissements sur le continent. La volonté de faire bouger les choses existe, mais il est aussi vrai que de nombreux pays africains ne possèdent pas de centres financiers efficients ou une bourse des valeurs. Cependant, il existe une volonté politique pour briser les frontières et élargir le cercle des opportunités », a-t-il dit. Le ministre a finalement demandé à son auditoire de « keep talking but we have to walk the talk ».
« Nous devons aussi être pratique et pragmatique, et nous assurer ‘that there is an element of predictability and reliability’ dans ce que nous entreprenons. Et ça, c’est un travail énorme », a-t-il prévenu.