Belle diversité de musiques actuelles avec une vingtaine d’artistes et de groupes qui se sont présentés dans les showcases de l’IOMMA. Ci-dessous un aperçu de ce voyage qui passe par le rock, le traditionnel, l’électro, le blues, le jazz, le reggae, l’oriental, etc. La semaine dernière à La Réunion, on a tout entendu et on en a vu de toutes les couleurs. Ou presque.
On y a vu et entendu le maloya traditionnel replacé dans un cadre world par les jeunes de Loryzine. C’est ce que fait aussi Sofy Mazandira, autre voix féminine du maloya moderne. Zanmari Baré revient pour sa part vers la source en se faisant un des héritiers de Danyel Waro tandis que Fabrice Legros fait dans le maloya métissé et que Gren Semé saupoudre la musique réunionnaise d’influences nouvelles. Labelle va plus loin et accompagne sa performance électro d’un live de deux graffeurs locaux. Do Moon offre un vrai show où le duo électro puise dans un répertoire de musiques de l’océan Indien, dont le séga mauricien, pour un moment afro house énergique. Iranien installé à La Réunion, tout en manipulant console et ordinateur, Arash Khalatbari rajoute des notes de flûtes et des battements de djembé à ses créations. Un sérieux coup de coeur pour le mélange musical du Pain des Fous qui intègre une section cuivre dans son rock/hip-hop et qui s’invente en puisant d’un peu partout avec une belle force. Bien entendu, il fallait aussi un beau clin d’oeil au bon vieux reggae qui traverse le temps et qui rend Ti Rat toujours frais. Accompagné de Rouge Reggae qui s’est renouvelé depuis, le vieux chanteur a eu une mention pour son ami Kaya au Kabardock.