L’édition 2017 des Marchés des Musiques de l’Océan Indien (IOMMA), tenue à l’île de la Réunion du 29 mai au 1er juin, a été un succès sur toute la ligne. Les groupes présentés pour partager leur culture musicale ont provoqué de gros frissons parmi l’audience des différentes scènes de concert. Au musée, au théâtre, en night-club et en pleine rue, ces scènes se sont transformées, le temps d’une semaine, en sanctuaire des musiques du monde.
Après les belles prestations de Tias et Kiltir pour l’ouverture du IOMMA, la barre était placée très haute pour les autres artistes venus montrer leurs couleurs musicales. Pas de quoi les effrayer cependant lorsque le talent est présent. C’est une chaude ambiance qu’on a retrouvée pendant les trois jours restants de cette manifestation musicale. Le mardi 31 mai, la scène internationale de la Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de musique (SACEM) a été présentée au Musée Stella Matutina, avec quatre groupes au programme.
La java-maloya du groupe réunionnais Pachiba a donné un aperçu de ce qui allait suivre. S’est ensuite présentée la Cap-verdienne Elida Almeida, qui a fait découvrir son afro folk. Un vent de fraîcheur a soufflé sur la scène, avec un show tantôt glamour, tantôt plus rythmé, servi par une voix céleste. L’ambiance a monté d’un cran tout de suite après, avec l’entrée en scène de Sidi Wacho, formation multiethnique évoluant dans un savant mélange de hip-hop et de cumbia, en français et en espagnol. Avec des paroles contestataires et une prestation toute en énergie, la formation a fait danser tout son public, allant même jusqu’à faire une petite balade parmi l’audience en chantant. Pour terminer, le Marocain H.A.T a transporté l’audience vers des sons venus de tous horizons, intégrés habilement à son style electro.