Les ministres des pays membres de l’Indian Ocean Rim Association ont, dans une déclaration commune, pris l’engagement d’accorder une importance accrue au développement durable de l’économie bleue. La déclaration a été adoptée à l’issue de la 1ère réunion ministérielle de l’IORA organisée à l’hôtel Méridien, à Pointe-aux-Piments, jeudi après-midi.
Le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, avait donné le ton jeudi matin à l’ouverture de la conférence en faisant une mise en garde à toutes les personnes  concernées. «When we will be seeking wealth from the oceans, we must not do so at the expense of our future generations », a-t-il souligné. Le représentant de l’Australie a abondé dans le même sens en affirmant : « While we see great growth potential in our shared resource, we must recognize our ocean is increasingly under stress. Exploiting the ocean’s resources needs to be done sustainably. » Le vice-ministre indonésien de la Souveraineté maritime a également souligné l’importance que « the conservation and sustainable use of the oceans, seas, and marine resources for susainable development ». Ce qui explique que les membres de l’IORA ont, à l’unanimité, affirmé que les États membre de l’IORA seront guidés par les principes consistant d’avoir une vision partagée pour promouvoir le développement durable de l’économie bleue dans la région de l’océan Indien.  
Ils préconisent une économie bleue tenant compte d’une approche respectant l’écosystème. Les quatre secteurs prioritaires de l’économie bleue – qui comprennent la pêche et l’aquaculture, les énergies océaniques renouvelables, le port et le service maritime, l’hydrocarbure marin et les minéraux se trouvant sur les fonds marins – doivent être développés d’une manière saine et respectueuse de l’environnement dans l’intérêt socio-économique de la population.
D’autre part, un IORA Blue Economy Core Group a été institué et compte, entre autres, promouvoir l’économie bleue comme moteur de développement durable et insisté sur la recherche et le développement. L’investissement, le transfert technologique et la formation devraient être encouragés afin d’explorer pleinement le potentiel des océans et assurer le développement durable dans l’IORA.
Dans leur déclaration, les ministres insistent sur le fait  que les partenaires du dialogue devraient être encouragés à faciliter et « allocate the availability of sufficient funding from all sources to promote mutual cooperation and technology transfer with regards to the sustainable development of the Blue Economy in the Indian Ocean Rim Region ». Les pays membres ont insisté sur le fait que les priorités de l’économie bleue devraient être la sécurité alimentaire, l’allégement de la pauvreté, la résilience aux impacts du changement climatique, l’amélioration du commerce et de l’investissement, la connectivité maritime, la diversification économique, la création d’emploi et la croissance socio-économique. L’autonomisation des femmes à travers la facilitation des Petites et moyennes entreprises, afin qu’elles puissent participer au développement de l’économie bleue, est considérée comme essentielle pour la croissance économique.
La deuxième conférence ministérielle se tiendra en Indonésie. Elle présidera le conseil des ministres prévu en octobre, qui permettra à l’Indonésie de devenir présidente de l’Association. D’autre part, le ministre australien des Affaires étrangères, Julie Bishop, ouvrira le 2e Indian Ocean Dialogue bientôt en Australie.