Sunil Bholah: « Nous avons tendance à oublier que nos entrepreneurs génèrent des actifs de propriété intellectuelle tout en fabriquant leurs produits artisanaux et en les rendant distinctifs »
  • Le ministre Bholah: 3une plate-forme propice à l’adoption d’un programme de travail pour l’élaboration d’une stratégie de marque pour l’artisanat »

Protéger et consolider les droits de propriété intellectuelle des fabricants du secteur de l’artisanat. C’est dans cette optique que le ministère du Commerce, de l’Entreprise et des Coopératives introduit l’Intellectual Property, avec l’aide de la World Intellectual Property Organisation (WIPO). Un premier atelier de travail a eu lieu pour les artisans, à l’hôtel Labourdonnais à Port-Louis, mercredi. L’Intellectual Property sera mise en œuvre dans un premier temps pour les artisans des produits liés au dodo à Maurice.

Selon le ministre Sunil Bholah, les entrepreneurs locaux font face à un problème commun. « Nous avons tendance à oublier que nos entrepreneurs génèrent des actifs de propriété intellectuelle tout en fabriquant leurs produits artisanaux et en les rendant distinctifs. De nombreux entrepreneurs ne protègent pas correctement les actifs de propriété intellectuelle qu’ils génèrent au cours de leur production et de leur chaîne de valeur. C’est très regrettable et il est nécessaire de faire comprendre que de telles ressources ont une énorme valeur commerciale », a-t-il expliqué.

D’où la raison pour laquelle le ministère du Commerce, de l’Entreprise et des Coopératives, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, a sollicité l’aide de la WIPO pour mettre sur pied une “Intellectual Property” à Maurice. L’objectif est de protéger les produits des artisans. « Nous cherchons toujours des moyens de protéger et de consolider notre secteur de l’artisanat. L’atelier national qui a eu lieu aujourd’hui constitue une plate-forme propice à la discussion et à l’adoption d’un programme de travail pour l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie de marque pour l’artisanat. Faisant partie de nos armoiries, le dodo est emblématique de Maurice. Le dodo est une caractéristique constante à travers le pays, que ce soit sur les marchés, à l’aéroport ou dans l’industrie textile », a précisé le ministre.

Ce projet a aussi bénéficié de l’aide financière du Japan Patent Office, sous le Japan Funds-in-Trust. L’atelier de travail avait pour but de développer une propriété intellectuelle pour les produits liés au dodo. « Le projet IP and Branding est l’une des recommandations de notre plan national pour le développement de la propriété intellectuelle, élaboré par Getachew Alemu, avec l’assistance technique de la WIPO en 2017.

L’objectif est de développer et de mettre en œuvre la propriété intellectuelle et des outils de marque permettant de saisir les valeurs intangibles associées aux caractéristiques distinctives des produits fabriqués localement. Dans le cas de l’artisanat valorisant le dodo, le “branding” sera utilisé pour améliorer la compétitivité commerciale des produits fabriqués à Maurice. Nous allons ainsi améliorer la valeur de nos produits artisanaux relatifs au dodo », a ajouté Sunil Bholah. Selon Loretta Asiedu, Senior Counsellor à la WIPO, l’Intellectual Property vise à améliorer la valeur des produits fabriqués localement. Et d’ajouter que l’objectif est aussi de développer une stratégie de “branding” pour ces produits.