Les deux syndicats de l’Irrigation Authority, l’Irrigation Authority Employees Union et l’Irrigation Authority Staff Association, réclament plus de transparence au sein de cette organisation, qui emploie environ 250 personnes. Conflit d’intérêts, laisser-aller et « victimisation » des syndicalistes sont les principaux griefs de Sharma Beejan et de Sudesh Kangloo, présidents respectifs de ces deux syndicats.
Les deux syndicalistes indiquent en premier lieu que le panel qui devait interviewer, en avril dernier, les candidats au poste de general manager de l’Irrigation Authority était composé de trois personnes, qui avaient côtoyé l’acting general manager pendant une année. « Ce dernier a lui aussi postulé pour le poste de general manager et s’est présenté en ce sens devant le panel », font-ils ressortir. Les deux syndicalistes se demandent dès lors s’il n’y a pas de « conflit d’intérêts » dans cet exercice car « les trois membres du panel n’avaient pas informé qu’ils avaient connu, côtoyé et interagi avec l’un des candidats pendant une année ». Et de poursuivre : « Nous estimons que l’acting general manager a bénéficié d’un “undue advantage” sur les autres candidats. Ce cas ressemble à celui de Youshreen Choomka à l’Independent Broadcasting Authority (IBA). Nous réclamons de ce fait que cet exercice soit déclaré nul », expliquent-ils.
Au chapitre du « laisser-aller » au sein de l’Irrigation Authority, Sharma Beejan et Sudesh Kangloo affirment « qu’aucun projet d’irrigation ne fonctionne correctement ». Les syndicalistes expliquent : « Les planteurs qui dénoncent ces problèmes et font entendre leurs voix dans les médias font face ensuite à pas mal d’ennuis. » Dans ces circonstances, les employés ne sont plus motivés à travailler pour la bonne marche de cette organisation. « Certains hauts cadres de l’Irrigation Authority, qui aspirent à diriger cette organisation, seraient directement responsables de cette situation. Nous avons demandé au ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, de recruter quelqu’un de qualifié, compétent et digne de confiance et, surtout, qui n’a pas travaillé dans cette organisation », font-ils ressortir.
Finalement, Sharma Beejan et Sudesh Kangloo déclarent que les employés nourrissaient « de grands espoirs » lorsque l’acting general manager avait pris ses fonctions, en mai 2014. « Nous pensions que les choses allaient s’améliorer et que nous allions travailler en collaboration avec le management de l’Irrigation Authority pour le bien de tous. Cependant, nous avons constaté, à notre grande déception, une détérioration de l’environnement du travail et du service qui est offert aux planteurs », déclarent-ils. « Au lieu de promouvoir le dialogue et le “brainstorming” en vue de s’occuper des problèmes » qui affectent l’Irrigation Authority, ajoutent les deux syndicalistes, « la direction émet des lettres d’avertissement et de suspension » à l’encontre du personnel. « Ce qui mène à un sentiment général de démotivation », selon eux.