Au début de cette année, nous avons fait mention dans une de nos éditions de la colère des acquéreurs des villas IRS (Integrated Resort Scheme) de Matala Residential Estate, construites sur 45 hectares au coeur de Rivière-Noire, soit à l’entrée du National Park. Plus de sept mois sont passés et le constat demeure plus qu’affligeant. La situation n’a guère évolué au sein de ce morcellement avec notamment les villas qui auraient dû être déjà complétées et livrées à ses propriétaires.
Dans des courriels transmis à plusieurs instances, dont la banque Investec, le Board of Investment (BOI) et d’autres institutions liées à de tels projets, les acquéreurs ne manquent pas de déplorer les promesses non tenues du promoteur de ce projet, et ce depuis 4 ans. Dans ces courriels, dont Le Mauricien est en présence d’une copie, mention est faite qu’à la dernière réunion que les propriétaires et futurs propriétaires ont eue avec les responsables de Matala Properties, il a été question de dresser un nouveau calendrier. L’objectif : terminer la première phase du projet et également enclencher la deuxième phase, qui doit prendre fin en avril 2016.
Cette réunion, comme indiqué dans une note envoyée par Matala Properties aux acquéreurs, a aussi été l’occasion pour les prometteurs d’annoncer la transformation physique du morcellement par le biais d’une nouvelle compagnie de Landscaping. Dans la foulée, Matala Properties avait pris l’engagement que « a forum will be set up to answer all the common concerns raised that were not addressed during the meeting in more depth, to assure you and give you the necessary comfort that this project phase 1 will be delivered in July 2015. »
Or, à ce jour, le projet est toujours au stade de chantier qui a subi, de surcroît, les conséquences du climat et du temps versatile de Rivière-Noire. Les acquéreurs déplorent que, le 6 octobre, du rêve leur a été vendu à travers différentes promesses qui n’ont jusqu’à l’heure aucunement été tenues. En sus de cela, une quatrième compagnie de construction a quitté le site en raison de défauts de paiement, engageant notamment des poursuites judiciaires. En attendant, le terrain de tennis, les restaurants et le SPA, qui font partie de la phase 1, n’ont jamais été mis en chantier et le service de sécurité « look more like gangs, than professional security guards. »
Les acquéreurs soutiennent que l’état des travaux dans les maisons est déplorable et que les équipements de construction abandonnés sont devenus des « eyesores ». Dans ces conditions, les acquéreurs réclament toujours que la banque Investec assume ses responsabilités, notamment sur ce qui est communément appelé la « garantie financière d’achèvements », afin que les travaux puissent se terminer sur le site.
Ce projet a subi un changement important au niveau des consultants également. Le Mauricien a tenté d’obtenir la version du Project Manager, Patrick Fanucci. Il nous a cependant appris qu’il n’assume plus la responsabilité du chantier.