Porté par une entrée en matière percutante, Paradize Burning publie une nouvelle compilation Island Burning, marquée par un concert le 2 décembre à l’Executive Club, Coromandel.Cette deuxième galette a comme objectif de faire la promotion du dancehall, tout en assurant la relève.
Paradize Burning passe à une autre étape de son exploration dans l’univers musical. Après avoir invité les gros calibres pour lancer sa boîte de production par le biais de Paradize Burning Compil, il se transforme en dénicheur de talents dans le milieu roots. Avec l’appui de Ras Ricky, Jimmy Veerapin de Paradize Burning a fait une sélection des meilleurs MC évoluant dans l’underground du dancehall. “Plusieurs ont été découverts sur Facebook, à travers des vidéos ou des maquettes. Par la suite, Ras Ricky a coordonné le travail en studio”, souligne Jimmy Veerapin.
Pour la plupart d’entre eux, ce fut une première en studio. Ras Ricky a été chargé de la réalisation musicale. Il a aidé le collectif à être plus à l’aise et à s’adapter à cet univers. “Ce n’est pas évident pour un jeune de s’exprimer avec aisance devant un micro dans un studio. Ce n’est pas la même chose que sur scène. Il faut être plus juste”, précise Ras Ricky. Le reggaeman seychellois figure aussi à titre d’invité sur ce disque de jeunes talents.
Dancehall time.
La mouvance dancehall, initiée par la vague Street Brothers (OSB Crew), Monaster, Boogie Side Gang, etc., a su trouver sa place et imposer son flow, tout en restant proche du reggae et en côtoyant le seggae (à titre d’exemple, le duo Dagger Kkila et Blakkayo sur l’opus de ce dernier). Bien que présente sur la scène locale, cette musicalité jamaïcaine n’a pas dévoilé tout son jeu. Laissant dans l’ombre des talents inexplorés qui ne demandent qu’à s’exprimer.
Ces toasters, qui évoluent dans l’underground, trouvent un tremplin avec cette présente compil. On y découvre des voix qui seront la relève de demain. “Il y a du lourd sur cette compilation. On veut préparer la nouvelle génération de ragga dancehall pour que cette sonorité perdure chez nous”, souligne Jimmy Veerapin.
Flash mob.
Avec la tendance chorégraphique autour des compositions dancehall sur le plan international, le giron local n’a pas tardé à emboîter le pas. Le combo de Paradize Island a créé une nouvelle chorégraphie, Fou li laba, où il invite l’humour dans ses pas de danse, à la manière de Moussier Tombola. “Cette chorégraphie servira d’outil de promo pour le concert. On le diffuse déjà sur Facebook pour que les personnes qui seront présentes le 2 décembre apprennent les pas afin d’accompagner les artistes.”
Histoire.
Le dancehall est apparu avec l’évolution du roots reggae. Il représentait une nouvelle génération qui réclamait une musique à laquelle s’identifier après dix ans de culture roots. Il s’est établi à travers des personnages patibulaires comme Yellowman et General Echo, une tendance à la fainéantise, à la nonchalance et des textes obscènes. Ce qui a contribué à faire de lui le mauvais élève de la musique jamaïcaine. Aujourd’hui, avec des messages plus conscious, le dancehall trouve ses ambassadeurs en Sizzla, Capleton, Admiral T…
La plupart des toasters locaux de ce collectif s’inspirent de ces artistes précités, tout en essayant de trouver leur voie… Le premier chapitre s’écrira le 2 décembre à Coromandel. Ce sera le Dancehal Time inna di ghetto.
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Sound System Session

C’est le 2 décembre que le disque sera officiellement lancé, lors d’une session de Sound System à l’Executive Club (Coromandel), avec tous les artistes figurant sur la compil. De 22h aux petites heures du matin, ils assureront l’animation avec Koul B comme invité sur le plateau d’Island Paradize. Les toasters Manna’C, Natty Gong, Bhingyman, Mystikal, Lady Whitney, Cr Guetto, Koolstai, Ras Ricky, Sista Greta, Zagavi et Real Rasta seront soutenus aux platines par les deux deejays Kingdom et Nathy. Billet à Rs 250, en vente dans les boutiques Otentikk Paradize Burning.