L’invité de ce dimanche est Ivan Collendavelloo, président du Mouvement Liberater, élu en tête de liste à Rose-Hill et numéro 4 du futur gouvernement. Dans l’interview réalisée hier après-midi, Ivan Collendavelloo revient sur les circonstances qui l’ont poussé à démissionner du MMM pour créer le Mouvement Liberater et poser sa candidature contre Paul Bérenger. Il répond aussi à des questions sur la campagne électorale et son désir de prendre le contrôle du MMM.Vous revenez de la première réunion pré-gouvernementale des leaders de l’Alliance Lepep qui a eu lieu à La-Caverne. De quoi avez-vous discuté ?
 
— C’était une réunion très informelle pour jeter les jalons de ce qui sera en fait notre première réunion gouvernementale. Sir Anerood a voulu savoir ce que les uns et les autres pensaient et cette réunion s’est déroulée dans la même bonne ambiance qui prévaut depuis la formation de l’Alliance Lepep.
Est-ce que les noms des futurs ministres ont été proposés lors de cette réunion?
— Pas du tout. Cette discussion aura lieu lors d’une réunion beaucoup plus formelle qui aura lieu le plus tôt possible.
Mais il est établi que les trois leaders des partis qui forment l’Alliance Lepep, sir Anerood Jugnauth, Xavier Duval, vous-même, ainsi que Sawkatally Soodhun, seront au Front Bench du gouvernement?
— Le poste numéro 5 sera occupé par Pravind Jugnauth. Il y a aura peut-être un aménagement à faire pour modifier le nombre de places sur le Front Bench, mais ce n’est qu’une formalité.
Avec la nomination des best losers, l’Alliance Lepep a 51 députés au Parlement. Il ne vous manque qu’une voix pour les trois quarts…
… si nous étions un gouvernement travailliste, nous aurions acheté une voix pour obtenir les trois quarts. Mais nous ne fonctionnons pas comme ça…
Nous verrons par la suite
— Comme vous le voulez, mais je peux vous dire que nous laissons ces pratiques-là aux travaillistes.
16 au MSM, 4 au PMSD et 4 au ML: c’est la répartition du nombre de ministres au sein de l’Alliance Lepep?
— Il est prématuré de discuter de cette question à ce stade. Je n’ai aucune intention de dévoiler le contenu des discussions qui ont eu lieu sur ce sujet. La liste des ministres sera, comme le veut la tradition, annoncée par le Premier ministre.
Une rumeur circule dans le pays selon laquelle le futur gouvernement aurait demandé une “objection to departure” contre Navin Ramgoolam…
— Je n’ai pas entendu parler de cette rumeur. Personnellement, si cela était vrai j’en jubilerais, car je crois que Navin Ramgoolam a des comptes à rendre. Mais ceci étant, en tant que numéro 4 d’un futur gouvernement, je dois agir avec un peu plus de retenue et dire qu’il n’est pas question de faire des “objection to departure” à la va-vite, qui ne me semble pas très démocratique.
C’est une chose de gagner les élections, une autre de partager le pouvoir entre trois partis faisant partie d’une alliance. La cohabitation est-elle facile ?
— Je prévois qu’elle ne sera pas facile demain au gouvernement. Ce serait tromper les Mauriciens de prétendre que trois partis peuvent être à l’unisson sur tous les sujets et tous les dossiers. Autrement ce serait une dictature à la Ramgoolam avec un chef qui décide de tout et pour tous. Mais je prévois que les trois partis feront ce qu’il faudra, trouveront l’équilibre nécessaire pour pouvoir gouverner pendant tout un mandat. J’espère que les soubresauts inévitables ne seront pas sérieux. En ce qui concerne le Mouvement Liberater, nous allons nous atteler à la tâche avec tout le sérieux et l’engagement qu’elle mérite.
Mme Ameenah Gurib-Fakim, la présidente de la République pressentie, disait ce matin dans les colonnes de l’express en parlant des futurs ministres : “J’espère que les bonnes personnes seront nommées au bon endroit.”Vous partagez son avis ?
— Je partage son espoir. Je crois que c’est globalement ce qui se fera, bien que je doive prévoir, comme c’est souvent le cas à Maurice, qu’il faudra faire des compromis afin de satisfaire certaines susceptibilités.
J’ai cru un instant que vous alliez dire certains appétits. Abordons maintenant le volet politique de cette interview. Est-ce qu’en fondant le Muvman Liberater vous aviez envisagé de remporter les élections avec l’Alliance Lepep?
— Certainement pas. On m’avait tellement rebattu les oreilles avec “nou plis fort”,” nous pé gagne 60 zéros”, que ces slogans ont marché dans un premier temps. D’ailleurs, tout le monde à Maurice se disait que l’alliance PTr/MMM était égale à 60 zéros. Je ne sais pas où situer le moment ou le déclic s’est fait, mais à un moment les slogans ont commencé à ne plus fonctionner et l’attitude des gens a changé subitement. Je pense que c’est l’arrogance outrageante de l’alliance PTr/MMM qui a offusqué la nation mauricienne et l’a fait réagir. Ainsi que le projet de deuxième république, qui est une simagrée et l’absence d’un programme sérieux de gouvernement. Tout cela a amené un déclic qui a contribué à la chute de l’alliance Ramgoolam/Bérenger.
Comment, après avoir passé des années au Politburo du MMM, donc a obéir aux décisions du leader, en êtes vous arrivé non seulement à faire de la dissidence, mais à claquer publiquement la porte du parti?
— J’ai souvent fait dissidence au sein du Bureau politique et j’ai été parfois écouté. Mais quand le 16 avril, Bérenger vient nous déclarer qu’il est amoureux fou de Ramgoolam, qu’ils vont se marier et avoir beaucoup d’enfants, je n’ai pas été le seul à dire non à cette alliance au sein du BP du MMM. Il y a eu Vishnu Lutchmeenaraidoo, moi-même et un troisième membre dont je tairai le nom pour dire que c’était inacceptable. Mais Alan Ganoo a vite fait de lancer son argument massue: avec Jugnauth, Bérenger sera Premier ministre dans trois ou quatre ans ; avec Ramgoolam il sera Premier ministre dans quatre mois et nous aurons 50 % des tickets. En d’autres termes, il soudoyait les membres du BP.
Il n’a jamais été question d’approfondissement de la démocratie ou d’idéologie. Ce n’était qu’un “bargain” entre deux partis politiques?
— Un “bargain” corrompu dès le départ, puisqu’on décidait d’un gouvernement et de l’avenir d’un pays sur des bases bassement matérielles. J’ai toujours prétendu que cette alliance était un “business deal” et on ne m’a pas suivi là-dessus. Mais quand j’ai entendu Ramgoolam parler du gros morceau de viande rempli de sang qu’il offre au gros requin qu’est Bérenger, je me dis que cela ne pouvait pas être les 50% des sièges ou le poste de Premier ministre.
Quel est ce “business deal” selon vous?
— Je n’en sais rien. J’ai quelques idées, mais elles sont sans fondement et je ne veux pas faire des procès d’intention. Mais me fondant sur les paroles de Ramgoolam, je conclus qu’il a offert quelque chose à Bérenger, quelque chose au-delà du poste de Premier ministre.
Etes-vous en train de dire que Paul Bérenger serait achetable?
— Je crois qu’il a été acheté. Pas nécessairement par des moyens corrompus. Peut-être par le charme et le sourire de Ramgoolam ou des rêves que ce dernier lui a vendus. Le problème, c’est que le marchand de rêves a convaincu son client qu’il devait emmener toute sa famille pour partager ses rêves. Mais moi, militant et membre du BP, je n’étais pas partant pour rêver avec Bérenger…
Contrairement à tous les autres membres du BP du MMM ?
— Je peux vous dire que dès le début quelques membres du bureau m’ont fait savoir qu’ils étaient désespérés par ce qui se passait. Et tout au long de la campagne, j’ai été en communication avec ces membres du BP et des militants qui n’ont pas suivi Bérenger. Le jour de l’élection, les militants de Rose-Hill, qui n’arrivaient pas à voter contre le MMM, ont préféré aller à la mer. C’est fou le nombre de militants de Rose-Hill qui sont allés pique-niquer à Flic-en-Flac mercredi dernier!
Vous étiez un bérengiste convaincu, comment vous êtes-vous transformé en son challenger en allant jusqu’à l’affronter électoralement dans son fief de Rose-Hill ?
— J’ai toujours été un admirateur des idées de Bérenger, c’est vrai. Mais là il à viré d’un coup et je ne comprends pas pourquoi. Rien dans ses déclarations ne laisse comprendre le pourquoi de sa volte-face, si ce n’est que c’était un “business deal” ou une alliance d’intérêts. Puisque j’étais en complet désaccord avec ce qui se faisait au MMM, j’ai démissionné et il me fallait suivre l’aboutissement logique de cette décision. D’où la création d’un parti qui fait appel à l’unité de l’opposition, qui parvient à convaincre le MSM et le PMSD qu’il est dans l’intérêt du pays de combattre Ramgoolam et Bérenger. Il n’a pas été très difficile de convaincre Jugnauth et Duval de le faire. Comme j’avais fait tout cela, je ne pouvais aller me cacher dans une “safe constituency” et j’ai décidé d’aller affronter Bérenger dans sa circonscription.
Est-ce que les militants ne vous ont pas qualifié de traître qui quitte son parti et ose poser contre le leader, dans sa circonscription?
— C’est vrai que la situation était très compliquée, au départ, mais tout est dans l’explication. Au départ, on m’écoutait avec beaucoup de scepticisme, au fil du temps on a compris le sens de mon combat et il y a eu, petit à petit, une vaste adhésion. Au départ, j’ai fait des réunions avec dix-huit personnes seulement, mais à l’arrivée ils étaient des milliers à venir m’écouter dans une ambiance de fête. Je dois dire que j’ai bénéficié du soutien des électeurs du MSM et du PMSD de Rose-Hill, mais nous savons que ces électeurs-là sont loin de représenter les 60% de votes que j’ai obtenus. Ce sont les militants purs et durs qui ont voté pour moi. Le mot d’ordre était de faire tomber Bérenger, mais nous n’y sommes pas parvenus.
Vous le regrettez ?
— C’est peut-être une bonne chose qu’il rentre au Parlement après avoir été élu en troisième position. Espérons qu’il saura tirer la leçon de ce qui vient de lui arriver, car sortir en troisième position c’est pire que d’être battu, surtout quand on est leader du MMM et que l’on est Bérenger. L’électorat rosehilien a donné une leçon d’humilité et de modestie à la classe politique, espérons qu’elle saura la retenir. 
J’ai l’impression que le leader du MMM n’a pas retenu la leçon. Ce matin, lors d’une conférence de presse, il a annoncé la rupture de l’alliance PTr/MMM, accuse Ramgoolam d’être responsable de la défaite électorale et s’en prend à un journal et à deux radios privées.
— Je comprends de moins en moins Bérenger. Lors d’une récente interview au Mauricien, il clamait haut et fort qu’il avait été toujours un travailliste. Comment se fait-il qu’après la défaite il ne soit plus travailliste? Ce n’est pas bon en politique, ou dans la vie, de dire n’importe quoi et son contraire en l’espace de quelques jours. On y perd de sa crédibilité. Bérenger était un personnage crédible. Ramgoolam a fait de lui ce qu’il est devenu. Il ne peut pas prétendre mériter l’estime des militants avec un tel comportement. Il attaque deux radios alors qu’il a refusé d’aller dans leurs émissions en privilégiant une troisième. Lorsque les deux premières veulent organiser un débat sur sa fameuse deuxième république, il refuse d’y participer.
Je lis ce matin dans l’express cette déclaration de vous: “Je suis prêt à prendre les rênes du MMM.” Mais ces rênes ne sont pas à prendre puisque Bérenger est toujours en place.
— Les militants savent qu’ils sont voués à la perdition sans moi. Je vois votre regard étonné et je vous affirme que je ne suis pas en train d’avoir une crise d’autoglorification. Je me fonde sur le fait que, jour après jour, je reçois de nombreux appels de mes amis du BP, surtout maintenant qu’ils savent que leurs téléphones ne sont plus sur écoute. J’ai reçu trois appels depuis la conférence de presse que vous citez, me demandant d’intervenir pour reprendre le MMM. Le choix est simple: soit laisser le MMM mourir de sa belle mort avec les trois fossoyeurs que sont Bhagwan, Gannoo et Bérenger, ou chasser les trois de la direction du MMM, me donner les rênes pour une période transitoire avant l’élection des prochains dirigeants. Des dirigeants élus démocratiquement sans l’influence de qui que ce soit.
Est-ce que cette proposition a été acceptée par vos amis du MMM qui vous téléphonent?
— C’est à eux de voir. Je n’ai fait qu’une proposition.
Si jamais ils l’acceptaient vous risquez de vous retrouver dans une drôle de situation. Vous avez été élu au sein d’une alliance qui s’est opposée au MMM aux élections de mercredi dernier et vous proposez de diriger le même MMM! C’est un peu compliqué, non?
— Tout le monde sait que je ce que je recherche, c’est une réunification de la classe des militants qui a été meurtrie lors des dernières élections. Ces militants ont souffert le martyre pendant les dix dernières années avec Ramgoolam. On leur a fait croire que Ramgoolam allait changer. Pas une seule fois pendant la campagne je n’ai entendu Bérenger, Bhagwan et Gannoo dire que l’alliance serait bénéfique aux militants. Aujourd’hui, on demande aux militants de passer encore cinq ou dix ans toujours dans le désert. Est-ce que vous ne croyez pas que les militants sont fatigués et ne veulent pas subir le même calvaire pendant cinq ou dix ans encore? J’offre aux membres du MMM de venir me rejoindre pour un regain d’orgueil des militants.
En d’autres mots, et pour rester dans la campagne électorale, vous dites viré mam aux militants!
— Cet appel a un fondement idéologique, basé sur des valeurs qui seront plébiscitées par les militants, afin qu’au sein du gouvernement les idées militantes soient présentes avec toute la vigueur et le respect qu’elles méritent.
Vous proposez en quelque sorte un Remake MSM/MMM avec le PMSD en plus?
— Exactement. Vous avez tout compris. La population mauricienne devait plébisciter le remake, il y a eu le cinéma Bérenger et depuis le PMSD s’est joint à l’Alliance Lepep. Il est hors de question que le PMSD n’ait pas son rôle au sein de cette alliance.
Et que fait-on du Muvman Liberater? On le dissout ou on y intègre le MMM?
— Je n’ai pas envie de demander aux militants d’adhérer au ML. Je préférerais que le ML intègre le MMM.
Si ça marche ce serait un retour à la case mama pour vous.
— A condition que les trois dirigeants dont nous avons parlé soient placés dans un home. C’est une condition sine qua non. Si les militants qui m’approchent ne sont pas prêts à demander à Bérenger, Gannoo et Bhagwan de s’en aller, cela ne vaut pas la peine.
Vous ne demandez que la tête de ces trois dirigeants seulement?
— Oui, parce que c’est le trio infernal. Les autres ont suivi le mouvement et je ne leur tiens pas rigueur. Je comprends que des gens du MMM aient pu se laisser avoir par le trio infernal, par leurs promesses d’ambassades, de Speakership, de Chairmen du corps paraétatique avec limousines flambant neuves. Il faut que les militants aient le courage de faire le choix. Tous ceux qui resteront au MMM auront un leadership dont ils ne veulent et n’auront aucun avenir politique. Ils seront donc voués à un échec lamentable. Ceci étant dit, je me pose les questions suivantes: est-ce que la mort du MMM n’était pas programmée dans le cadre de l’alliance PTr/MMM? Est-ce que l’alliance n’a pas été faite pour permettre à Ramgoolam d’absorber le MMM? En toute modestie, si je n’avais pas démissionné avec fracas, est-ce que le plan n’aurait pas réussi. Je dois dire que j’ai été attristé par un style de campagne du MMM auquel nous n’étions pas habitués et qui était normalement le privilège du PTr. Les menaces envers Kee Cheong étaient particulièrement déplacées dans un pays démocratique ou chacun est libre de ses choix politiques. À part les menaces, il y a eu des excès de langage, un ton de violence que je ne connaissais pas chez Bérenger, qui semble l’avoir appris de Ramgoolam. Mais le plus grave a été la campagne de diffamation contre la famille de Pravind Jugnauth. Si je connaissais celui qui a eu l’idée de cette campagne malpropre, c’est avec plaisir que je serais allé lui donner la claque qu’il mérite.
Passons à une question sur le prochain gouvernement. Vous venez de parler de nominations dans les ambassades, les corps paraétatiques et de limousines de fonction. Est-ce qu’il n’y a aucun risque que le nouveau gouvernement qui se met en place ait la tentation de remplacer les nominés rouges par les siens, les copains d’hier par les copains d’aujourd’hui, etc?
— Cette question a été évoquée au sein de l’Alliance Lepep. Je suis convaincu qu’Anerood Jugnauth n’a pas ce genre d’attitude. Ceci étant, oui, il y a toujours des risques de dérapage, mais cela n’est nullement dans nos intentions. Notre but c’est de placer des gens compétents aux postes de responsabilité comme le disait Mme Ameenah Gurib-Fakim. D’ailleurs, le choix de Mme Gurib-Fakim à la présidence était guidé précisément par le désir de nommer à ce poste une personne compétente, sans diminuer en rien les mérites de l’actuel président.
Nous n’allons donc pas vers le remplacement des nominés par d’autres nominés?
— Maurice a trop souffert du lev pake allé. On se souvient encore de la manière dont Joyti Jeetun et Soorya Gayan ont été remerciées par le gouvernement de Navin Ramgoolam. Nous, nous n’aurons pas de chasse aux sorcières, il n’y aura pas d’opération leve pake allé…
Vous allez laisser en place tous ceux qui ont profité — et parfois abusé — du pouvoir au cours des dernières années?
— Certainement pas. J’espère qu’ils auront au moins un sursaut d’orgueil si jamais les nominés travaillistes peuvent en avoir.
Est-ce qu’au fond de vous-même il n’y a pas un regret d’avoir été celui qui a contribué à faire perdre les élections au MMM?
— J’ai plutôt un sentiment de fierté de l’avoir fait, car l’alliance PTr/MMM aurait détruit le MMM. Bérenger avait dit, dans un discours, que j’étais candidat au No 19 par ego. Je n’ai pas posé par ego, mais pour accomplir mon devoir de militant. J’aimerais souligner que je n’ai aucune divergence personnelle avec les membres du BP, j’essaye de les convaincre à m’aider à remettre le MMM sur les rails de sa gloire passée.
Vous n’êtes pas celui qui a détruit le MMM, mais celui qui va le faire revivre?
—   Pas du tout puisque le MMM n’est pas mort. Il a besoin d’un souffle nouveau, d’idées fraîches, de quelqu’un comme moi pour le diriger, dans un très court laps de temps, avant de passer la main honorablement à la nouvelle génération. Et il y a beaucoup de jeunes capables au sein du MMM.