La première journée d’interrogatoire de l’ancien vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques Anil Bachoo, dans l’enquête sur le contrat jackpot de Rs 10 milliards de Betamax, s’est déroulée en deux volets. La seconde partie se résumait en une perquisition en bonne et due forme à la résidence de l’aspirant leader du Parti travailliste en cas de confirmation du retrait de Navin Ramgoolam. Des journalistes ont été malmenés par des membres de l’entourage de ce politicien que ce soit aux Casernes centrales ou devant la résidence de l’ancien ministre. Des dépositions ont été consignées de part et d’autre et des enquêtes policières ont été diligentées en vue de faire la lumière sur ces incidents.
Même si Anil Bachoo a pu regagner sa résidence hier après-midi, il n’est pas encore sorti de l’auberge car le prochain rendez-vous de mardi au QG du Central CID s’annonce également délicat. L’option d’une éventuelle inculpation provisoire est toujours de mise car l’interrogatoire est loin d’avoir abordé le vif du sujet dans le scandale Betamax. Ses hommes de loi, Mes Yatin Varma et Raj Pentiah, faisaient comprendre qu’aucune charge n’a été retenue contre leur client lors de cette première séance d’interrogatoire Under Warning.
L’un des principaux arguments mis en avant par Anil Bachoo est que l’octroi du contrat de Betamax avec un jackpot de Rs 10 milliards est une décision collective du conseil des ministres et qu’il n’est pas le seul ministre responsable à ce chapitre. Dans sa chronologie des événements, il s’est appesanti sur les différentes décisions prises avant le 13 septembre 2008, date à laquelle il était devenu le ministre responsable du dossier Betamax.
À hier après-midi, les limiers du Central CID, sous la supervision de l’assistant commissaire de police Heman Jangi, n’avaient pas encore abordé le volet des allégations de pressions et des menaces exercées sur des hauts fonctionnaires pour faire accélérer la conclusion de ce dossier et allouer le contrat au groupe Bhunjun. L’ancien ministre Bachoo devra être confronté à ces détails lors de la prochaine séance.
Dans l’entourage politique d’Anil Bachoo, l’on fait comprendre que celui-ci n’hésitera pas à tout étaler sur la place publique, notamment sur les autres anciens ministres qui ont fait partie du comité ministériel sur le projet Betamax et qui ont commandité un rapport d’experts. Cette menace est prise au sérieux et risque d’allonger la liste des VVIPs dressée par le central CID.
Affaire à suivre…