Pour le CEO d’Omnicane, Jacques d’Unienville, la campagne sucrière d’Omnicane a été moyenne car l’extraction n’a pas été très bonne. « Il y a eu beaucoup de pluies pendant l’hiver. Ensuite, nous constatons qu’il y a quand même un abandon des champs de cannes. Nous n’en avons donc pas eu la quantité qu’on attendait à l’usine. Mais nous allons prendre des mesures pour pallier cette situation. »

Jacques D’Unienville, CEO d’Omnicane Limitée

De même, avec la fin du quota sucrier en Europe, Jacques d’Unienville estime qu’il faudra être « plus réactif » en 2018 et explorer de nouveaux marchés, notamment au niveau régional. « Pour la première fois, notre marché sucrier est directement lié au marché mondial. Auparavant on était protégé des fluctuations car nous avions des marchés protégés en Europe et on vendait notre sucre un an en avance. Aujourd’hui, les prix fluctuent. »

Dans une telle conjoncture, ajoute Jacques d’Unienville, il convient de revoir sa stratégie de vente. « Il faudra commencer à travailler d’une nouvelle manière, en utilisant également les instruments financiers, et il faudra prévendre une partie des récoltes. Il faut savoir saisir les opportunités quand le marché est en hausse et, en même temps, se protéger contre la baisse. C’est une nouvelle façon de travailler et nous devons apprendre à le faire graduellement. »