Je suis un « homme à tout faire ». Le terme approprié en créole, selon moi, est « Enn sef dan tou ».

Je me suis permis de me rendre au travail hier. «  Mo pa ti pou res lakaz !!! ». Il faut

Eddy Bosquet (55 ans)

bosser pour avancer dans la vie. Rien ne me motivait pour assister au meeting ou autres congrès ce 1er-Mai. D’ailleurs, je n’en vois aucune utilité.

« Apart palab zot pa konn narien !!! Al okip bann drin kinn bouse-la. Dilo pe rant dan lakaz dimounn, zot pa pe trouve ki bizin fer ».

Si les palabres pouvaient servir à faire avancer notre pays, j’aurai pu y prêter quelque attention ; mais le mot  « progrès » ne comporte aucune vraie définition dans les mondes engloutis de palabres politiciens.

La fête du travail signifie deux choses pour moi : s’amuser ou travailler plus. Ce 1er-Mai, je m’amuse à travailler sans chercher à m’alourdir des paroles politiques – des leurres qui ne servent qu’à braquer votre attention sur les politiciens. Toute l’attention ne devrait-elle pas être davantage fixée sur les travailleurs eux-mêmes ? ».

Par ailleurs, je tiens à souligner que je suis contre l’augmentation du prix de l’eau dans le pays. Réforme ou pas de la CWA…

En passant, permettez-moi de demander aux politiciens qui sont exprimés sur les estrades le 1er mai de se rendre dans les maisons de quelques malheureux de ce pays et de leur faire une donation pour soulager leur peine.

Bonne fête du Travail à tous les Mauriciens !