Si la Grande Bretagne n’avait qu’un seul représentant lors de la dernière édition du week-end internationale en William Buick, ce dernier sera épaulé cette fois par James Doyle, 25 ans, qui sera à sa première expérience sur le turf mauricien. Vu son pedigree et son palmarès, Doyle ne devrait pas venir faire de la figuration au Champ de Mars.     
Certes, il est plutôt grand de taille avec 5ft 9. Mais voir James Doyle chausser les étriers n’est pas une surprise, car le jeune homme est issu d’une famille liée aux chevaux, sa mère Jacqui Doyle ayant été entraîneur dans le passé, tandis que sa soeur aînée, Sophie, a également embrassé la carrière de jockey. Il fera ses premiers pas en 2004 à l’âge de 16 ans. Son role model comme la plupart des jeunes cavaliers de sa génération demeure Ryan Moore.
Doyle est talentueux. Après un début de carrière prometteur, les victoires commencèrent à se faire de plus en plus rares. Doyle se pose des questions sur son avenir et songe même mettre un terme à sa carrière de jockey. Mais en automne 2011, la réussite étant de nouveau au rendez-vous — il pilotera 76 gagnants sur le turf britannique —, il retrouve son enthousiasme. Une année après, il devient le jockey numéro un de la puissante écurie de Roger Charlton pour laquelle il remporte le Dubai Duty Free en mars 2012 sur Cityscape qui appartient au Prince Khalid Abdullah, également propriétaire d’un certain Frankel. Il monte aussi régulièrement depuis environ deux ans pour l’établissement Godolphin. James Doyle compte aussi à son tableau de chasse les Prince Of Wales’s Stakes, son premier Groupe1, à Royal Ascot sur Al Kazeem avec lequel il remportera également le prestigieux Coral-Eclipse.
Le Prince Abdullah offrait il y a quelques mois à Doyle un emploi solide pour piloter ses chevaux en compétition en Grande Bretagne dont la majorité est sous la férule de Sir Michael Stoute, John Gosden et Lady Cecil. Il rejoint ainsi l’élite et prive Ryan Moore, William Buick et Tom Queally, les jockeys attitrés de ces entraîneurs respectifs, de certaines montes qui leur étaient allouées jusqu’ici. Conscient de l’enjeu de cette association, James Doyle se donne à fond dans son métier et lentement mais surement, il bâtit sa réputation.