La State Bank of Mauritius Ltd a enregistré, pour le premier trimestre de son exercice financier 2014, des bénéfices après impôts de Rs 596,5 millions. Ce montant représente une baisse de 16,6% comparativement à la période correspondante de  2013, repli attribué principalement à une augmentation substantielle des provisions pour créances douteuses ainsi qu’à une baisse dans les revenus hors intérêts.
Les résultats du groupe bancaire pour la période janvier-mars 2014 indiquent que les revenus, sous forme d’intérêts, sont restés plus ou moins stables, vu la stagnation des crédits dans un contexte économique difficile, alors que certaines grosses entreprises ont de plus en plus recours aux marchés de capitaux pour le refinancement de leurs dettes bancaires. La direction de la SBM observe également que les rendements sur le portefeuille croissant des bons et obligations d’État sont en baisse. Malgré une croissance des dépôts, fait ressortir la banque, les dépenses en intérêts ont légèrement diminué au cours du même trimestre, comparativement à la même période de 2013. Cette situation est expliquée par l’effet combiné d’une augmentation des dépôts d’épargne à moindre coût ainsi que d’une réduction des dépôts à terme à coût plus élevé. « La marge des intérêts nets du Groupe par rapport à la moyenne des actifs a chuté, passant de 3,82% pour le premier trimestre 2013 à 3,66% pour celui de 2014. »
La direction de la SBM relève également que les revenus hors intérêts se sont élevés à Rs 326,3 millions, contre Rs 368,1 millions pour le trimestre correspondant de l’année précédente. Cette baisse est principalement due à des revenus plus faibles sur les opérations transfrontalières liées aux cartes et sur les opérations en devises. Le Groupe espère que son partenariat avec l’UPI Card Association Payment operator contribuera à l’amélioration de ses revenus liés aux cartes. S’agissant des dépenses hors intérêts, une légère réduction (-2,2%) a été notée. Comparé à décembre 2013, les crédits bruts octroyés par le Groupe ont diminué par Rs 274,4 millions pour atteindre Rs 70,8 milliards fin mars 2014. Quant aux dépôts, ils s’élevaient à Rs 81,3 milliards, soit un repli de Rs 1,8 milliard dû, entre autres, au non-renouvellement des dépôts à terme à coût élevé. A noter que le ratio d’adéquation du capital sous Bâle II (règles imposées par la Banque de règlements internationaux) se chiffrait à 23,1% au 31 mars dernier, soit un niveau supérieur que le minimum réglementaire de 10% tandis que, sous Bâle III, ce même ratio se situait à 21,5%.
La SBM annonce qu’en ligne avec sa politique de paiement des dividendes sur une base trimestrielle,  un dividende intérimaire de 1,3 sous par action a été déclaré pour le deuxième trimestre de l’année financière se terminant au 31 décembre 2014.
Évoquant par ailleurs les perspectives économiques et les retombées sur les opérations du Groupe, la direction de la SBM observe un redressement de l’économie mondiale, en particulier dans certaines économies avancées, mais ajoute que l’économie mondiale demeure vulnérable aux turbulences. Sur le plan local, elle estime que les défis concernant l’environnement opérationnel sont toujours présents. « La demande de crédit devrait rester faible et la situation d’excès de liquidités devrait persister pendant quelque temps encore », souligne la SBM. Le Groupe va faire montre d’une prudence accrue, focalisant davantage son attention sur une gestion efficace des risques.
La SBM annonce la poursuite de ses objectifs de transformation de sa plateforme technologique et de ses opérations. Elle précise qu’il y a encore des coûts liés à cette transformation auxquels le Groupe doit faire face, mais soutient que les rendements sur ces investissements seront réalisés sur le moyen à long terme.