Jayen Chellum

La vague de hausse des prix exorbitants est indéniable dans le circuit du commerce au détail. De ce fait, le secrétaire général de l’Association des Consommateurs de l’île Maurice (ACIM), Jayen Chellum, soutient que « tous les consommateurs sont touchés indistinctement par le virus des prix exorbitants » en cette période de pandémie de COVID-19. En parallèle, les inspecteurs de la Consumer Affairs Unit du ministère du Commerce continuent à traquer les commerçants malhonnêtes. À mercredi après-midi,  environ 1500 commerçants ont été verbalisés pour trois infractions: (i) prix exorbitants (ii) non-affichage des prix et (iii) opération sans permis en bonne et due forme.

Depuis le 6 avril, ce département a effectué pas moins de 1 216 visites sur le terrain. Ce département a également enregistré 460 plaintes de la part du public à travers son service hotline (185). (Voir tableau plus loin). Les consommateurs attirent l’attention sur le fait que les prix des denrées alimentaires fixés par le gouvernement ne sont pas respectés par certains commerçants. Il dit citer en exemple les prix de la pomme de terre et de l’oignon. À ce propos, l’Agricultural Marketing Board insiste sur le fait que le prix ‘en gros’ de la pomme de terre est de Rs 14 la livre, et le demi-kilo de l’oignon à Rs 15 pour les distributeurs et revendeurs. Au détail, pour le grand public, le prix de vente a été fixé à Rs 20 la livre et à Rs 20 également pour l’oignon.

Des consommateurs ont rapporté aussi au ministère du Commerce que certains supermarchés procèdent à la vente de l’oignon à Rs 59.80 au lieu de Rs 40. Même le pain, dont le prix a été fixé par le gouvernement, se vend plus cher. Certains distributeurs n’hésitent pas à doubler les prix de vente au détail.

Pour le secrétaire de l’Association des Consommateurs de l’ île Maurice (ACIM), il est grand temps pour le gouvernement de venir de l’avant avec un système de contrôle de prix à grande échelle en cette période de confinement car « le virus des prix exagérés est administré quotidiennement par des commerçants véreux. Tout le monde a été touché par ce virus ». Il souligne que les amendes pour le non-affichage de prix et sur les prix exorbitants doivent être révisées à la hausse au plus vite par voie de règlements.

Aussi, l’ACIM ajoute que même s’il n’y a pas de contrôle de prix pour les légumes, il est toujours possible pour le gouvernement de s’attaquer aux prix exagérés. La Food and Research and Extension Unit du ministère de l’Agro-industrie dispose déjà des données sur les coûts de production et les prix de vente dans les différentes foires de l’ île. « On peut se baser sur ces données pour faire contrôler le prix des légumes », a déclaré Jayen Chellum.