Le Mauritius Turf Club renouait, à l’occasion de l’édition 2016 du Barbé, avec l’embauche d’un club jockey. On se souvient que dans un passé pas si lointain, Robbie Burke, jockey champion 2013, avait occupé ce même poste avec un certain succès. Cette année, c’est vers Jean-Pierre Patrick Guilambert, jockey britannique de père français, que le MTC s’est tourné pour relancer cette pratique.
Si le nom de Jean-Pierre Patrick Guillambert n’évoque pratiquemment rien pour la majorité des turfistes, le Britannique n’en est pas moins un étranger à la chose hippique puisqu’il est issu d’une famille proche des chevaux, son père Jean-Luc et sa soeur Françoise étant tous deux des jockeys amateurs. Après avoir arrêté ses études à l’âge de 16 ans, il a débuté son apprentissage d’abord en tant que jockey d’équitation avant de se tourner vers les courses de plat. S’il a d’abord évolué sous la férule de Luca Cumani au début de sa carrière professionnelle, Jean-Pierre Guillambert se sentira plus à l’aise en dehors des frontières du Royaume-Uni car il a exercé en Allemagne, en Suède, à Dubai, au Bahrein et plus récemment au Qatar.
Après avoir fait connaissance avec la piste du Champ de Mars jeudi dernier à l’heure des spurts, celui qui compte plus de 450 victoires en carrière était en selle sur six coursiers lors du 15e acte. La réussite n’a pas été rendez-vous mais le cavalier britannique est bien conscient que la patience sera son principal allié au cours de son passage sur notre turf. « It’s a track that I’ll appreciate knowing. I think the more you ride and the more you’ll know the key stages of the track here, where you can give a breather to your horse and where you can kick, » nous expliquait à chaud Jean-Pierre Guillambert à sa sortie de la jockey’s room samedi dernier.
« Darryl’s recommendation…»
Invité à commenter la concrétisation de sa venue sur notre hippodrome, le jockey devait nous confier que c’est par l’entremise d’une vieille connaissance du turf qu’il a décroché cet emploi auprès du MTC. « I’m very good friends with an english jockey who’s now gone on to become a jockey coach and he grew up with Darryl Holland. My presence here is more or less through Darryl’s recommendation to come and ride here. I spend my winters in Qatar but their season ends in May and does not start again till October, so it leaves me with a gap of 4-5 months. If I go back in England, there are about 59 race tracks and I can end up being on a different track every day. It takes approximately 6 weeks to get going there and by the time you’ve done that, it’s nearly time to go back.  So, Mauritius was just another nice place to try and hopefully I’ll do well ».
Et comment s’est passé sa première journée de compétition sur le plus vieil hippodrome de l’hémisphère sud ? « The atmosphere is great. There’s not many places around the world where you can go and see the crowd so animated. It’s certainly great for the sport. The track is really nice although. I feel it isn’t as quick as it should be. There’s a good covering of grass and I know that the horses like to run close to the inside rail. It’s a good track overall ». Parmi tous les coursiers sur lesquels il était en selle samedi dernier, il n’y a que Tornado Man qui a pu se glisser dans la bonne combinaison. Invité à commenter la prestation de sa monture, Jean-Pierre Guillambert nous a confié que c’était un solid race de la part de l’élève de Rameshwar Gujadhur si l’on considère, que c’était sa première tentative sur la distance.
Jean-Pierre Guillambert sera donc des nôtres pendant une durée d’environ trois mois où il espère décrocher des montes des autres entraîneurs, après avoir piloté les chevaux de Raj Ramdin et Jean-Michel Henry. Il se murmure aussi, du côté du club de la Rue Eugène Laurent que le britannique pourrait ne pas être l’unique club jockey en action cette saison, puisque les noms de Daniel Moor et un certain Jeffrey Lloyd sont avancés pour prêter main forte à Jean-Pierre Guillambert. Affaire à suivre…