Les semaines se suivent et se ressemblent au Champ de Mars. Chaque semaine, les jockeys font la pluie et le beau temps et au lieu de sévir de plus en plus sévèrement, les commissaires de courses, se montrent très indulgents. Tenez, hier, Jeannot Bardottier a pris sept semaines seulement pour avoir volé sur Monsieurnando dans la 5e course — promise, il semblerait selon le betting pattern, à Red Lotus — mais remportée par The Last Samurai (Robbie Burke).
Il n’est un secret pour personne que dès vendredi après-midi les rumeurs les plus folles circulaient à l’effet que Monsieurnando était un cheval battu avant même le départ. Du reste, sa cote avait dégringolé contrairement à celle de Red Lotus qui avait pris l’ascenseur. Tout le monde en parlait et les plus avisés se demandaient même pourquoi Serge Henry avait donné cette monte à Jeannot Bardottier au lieu de Rakesh Bhaugeerothee.
Peu importe les raisons derrière cette décision, il était évident que les carottes étaient cuites car le nom d’un bookmaker très connu était même associé à ce ‘business’. Un bookmaker qui, rappelons-le, entretiendrait de très bonnes relations avec les principaux acteurs de cette 5e course. Comme diraient l’autre, ces derniers jouent pour la même équipe et Serge Henry a eu tort d’avoir fait confiance à Jeannot Bardottier.
Ce dernier a fait exactement ce que Gregorio Arena a fait avec Saziwayo. D’autres diront non car la faute est moins grave. Peut-être, mais le résultat est le même. Donc, la sentence aurait dû être la même, sinon plus sévère car cette fois,. L’entraîneur Serge Henry n’a pas hésité un seul instant à rapporter Jeannot Bardottier qui n’est pas à sa première incartade.
Ainsi, on peut se demander pourquoi seulement sept semaines ? Pourquoi cette affaire n’a pas été référée à la Police des Jeux comme ça a été le cas pour Gregorio Arena ? Qui joue encore pour cette équipe ? La question est posée et c’est aux autorités de passer à l’action car au Champ de Mars, disons-le tout haut, tout le monde a perdu confiance dans le board des commissaires de courses. Même le commissaire administratif Jean Michel Giraud !