Le Joint Economic Council (JEC) trouve que le Budget 2013 comporte « beaucoup de points positifs », tant au niveau des objectifs macroéconomiques que des mesures économiques sectorielles et sociales. Mais l’institution regroupant les organisations du secteur privé exprime aussi ses craintes du fait d’un manque de clarté dans la réalisation des objectifs et le règlement de certains problèmes sectoriels.
Lors d’un point de presse à la Plantation House hier soir, à l’issue d’un brainstorming d’environ une heure entre les dirigeants des principales organisations membres, Ahmed Parkar, président du JEC, a déclaré que, selon un premier constat des membres – ces derniers ont réclamé plus de temps pour une analyse plus détaillée du Budget 2013 –, les objectifs macroéconomiques annoncés par le vice-Premier ministre et ministre des Finances « vont dans la bonne direction ». Ahmed Parkar a fait d’abord référence au taux du déficit budgétaire pour l’année en cours, qui sera ramené de 3,8 % à 2,5 % du Produit intérieur brut (PIB) alors que, pour le prochain exercice financier, le taux sera abaissé à 2,2 %. L’estimation de la dette en pourcentage du PIB (54 %) démontre, selon le JEC, que le gouvernement jouit d’une certaine marge de manoeuvre en termes de capacité d’emprunt. Le JEC a également fait état de l’estimation d’une croissance plus élevée (4 %) en 2013.
Abordant la question du chômage, Ahmed Parkar a estimé que les mesures annoncées pour encourager l’emploi des jeunes sont bien accueillies. Le Grand Argentier, a-t-il relevé, a fait mention d’une dotation de l’ordre de Rs 330 millions sous ce chapitre. Le JEC dit apprécier la décision du gouvernement de mettre à la disposition des jeunes un Student Loan Scheme de Rs 100 000 à un taux d’intérêt favorable. Le secteur privé estime également que les investissements que compte faire le secteur public pour le développement des infrastructures sont les bienvenus car ceux-ci ne peuvent que contribuer à faire remonter le taux de croissance économique. Cependant, le JEC veut voir plus clair quant aux dotations et la mise à exécution des projets infrastructurels, et considère qu’une lecture plus poussée du document préparé par le ministère des Finances permettra d’évaluer la nature même des différents projets.
S’agissant du secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication, le JEC a trouvé que la réduction du coût d’accès à l’Internet, dont bénéficieront les économiquement faibles, ainsi que la décision de distribuer gratuitement des tablettes aux élèves de Form IV sont de bonnes mesures. Cependant, le secteur privé soutient qu’une stratégie à long terme concernant le développement du secteur des TIC est primordiale. Les coûts d’opération des entreprises de ce secteur sont toujours élevés et doivent être rendus plus compétitifs par une réduction des frais de communication.
Parlant des incitations à l’investissement privé, les dirigeants des organisations du secteur privé ont noté, avec satisfaction, les mesures quant aux allocations permises sous forme de dépréciation accélérée et la réduction de 125 points de base (de 8,5 % à 7,25 %) du taux d’intérêt sur les opérations de crédit-bail sous le Leasing Equipment and Modernisation Scheme (LEMS) pour les petites et moyennes entreprises. Cette dernière mesure devrait encourager les PME à mettre en oeuvre des projets de renouvellement d’équipements.