La Plateforme Public-Privé Anti-Corruption (PPPAC), créée hier, réunit les instituts publics et privés afin de coordonner des initiatives et des actions pour rendre les systèmes et les procédures plus robustes et moins vulnérables à la corruption.
La réunion inaugurale de la PPPAC s’est tenue le 20 novembre dernier pour entériner son modus operandi et ses objectifs. Cette première réunion a débouché sur la mise en place d’un Business Action Group Against Corruption, regroupant notamment le Joint Economic Council (JEC), le Mauritius Institute Of Directors (MIoD), la Chambre de Commerce et d’Industrie (MCCI), Transparency Mauritius (TM) et des firmes privées.
Ce premier pas franchi, la BAGAC a multiplié les rencontres et les réunions pendant l’année écoulée jusqu’en août 2013 afin d’aplanir les différences d’appréciations et préparer un terrain d’entente pour mieux coordonner les activités anti-corruption. De là, le besoin de prendre à bord le secteur public pour consolider les efforts au plan national a été ressenti.
Lors d’un Forum des Affaires tenu en septembre 2013, organisé conjointement par l’ICAC et le MIoD et animé par D. Rossouw de l’Afrique du Sud, Maître es-qualités de l’Ethique des Affaires, il a été convenu de mettre sur pied un groupe conjoint public-privé et un groupe d’action volontaire privé. Ce Business Forum, qui réunissait essentiellement les représentants du privé, a amené les organisateurs, à la lumière de ce large consensus, à inclure les représentants du secteur public. Le but est de créer dans chaque corps public le cadre nécessaire à travers, entre autres, l’établissement d’un comité anti-corruption pour rendre plus transparentes les affaires publiques. D’autres initiatives dans le secteur public comprennent la mise sur pied de l’Office of Public Sector Governance avec pour but de promouvoir la bonne gouvernance et aussi l’application du code d’éthique par les fonctionnaires.