Jérôme Rochecouste, journaliste mais aussi chanteur et musicien, a connu un parcours atypique jusqu’ici. Il a côtoyé une famille de Gipsy en France pendant ses études en 2010 et a même travaillé pour eux en tant que vendeur de fruits et de légumes. Bon guitariste, il a appris le flamenco et ses rythmes festifs à la gipsy à son retour à Maurice en 2010. Rencontré à Port Chambly à Baie du Tombeau, il nous relate son expérience.
Sa guitare n’est jamais vraiment loin de lui. Rencontré dans un restaurant à Port Chambly, il nous joue quelques notes et le monde s’arrête. Ses mains et ses doigts dansent en rythme sur les cordes de sa guitare et confèrent une certaine émotion à l’atmosphère sous les yeux curieux des dîneurs. Le feu qui illumine les lieux ne fait que bonifier l’ambiance que Jérôme Rochecouste arrive à créer alors qu’il ne fait que caresser les cordes de sa guitare pour les besoins de la photo. Cette manière de jouer très atypique à la gipsy, Jérôme Rochecouste l’a apprise en France par son colocataire qui était également son sifu (maître) de kung-fu. Ils vivaient non loin d’une communauté de Gipsy. “Il a appris à jouer comme ça auprès d’un soliste gipsy et il m’a appris ce qu’il savait”, dit-il. Ceux qui ont eu la chance de le voir en première partie du concert d’une de ses proches, Véronique Forget, la semaine d’avant conviendront du grand talent de Jérôme Rochecouste aussi bien vocalement que musicalement.