Les plaisanciers ne souhaitent pas que la Tourism Authority délivrent de nouveaux permis, principalement ceux concernant le Jet Ski. Ils ont fait une demande en ce sens il y a quelques jours auprès des autorités afin de s’assurer que Flic-en-Flac et Mahébourg ne soient pas affectés par ces activités nautiques.
La Federation of Pleasure Crafts Operators (FPCO) et les pêcheurs de plusieurs régions s’opposent à la livraison de permis, en particulier celles concernant les activités de Jet Ski. D’ailleurs, depuis quelques mois, les firmes North-West et Blue Shell ont reçu des permis pour ces activités couvrant une période de deux ans. Une activité proposée aux touristes et aux Mauriciens vivement contestée. Bien que la Tourism Authority (TA) présente le retour de cette activité comme un motif de diversification du marché, les protestataires, eux, soutiennent que cela représente un danger pour les coraux et la vie marine. Karl Lamarque, secrétaire de la FPCO, indique ainsi que la pratique du Jet Ski risque d’avoir des « répercussions désastreuses » sur les autres activités touristique si elle devait être maintenue. Alors que la TA surveille de près la pratique de ces activités, la FPCO demande à cet organisme, régi par le ministère du Tourisme, de geler les permis délivrés mais, plus encore, de ne pas procéder à la livraison de nouveaux permis dans d’autres régions. Interrogé sur la question, Niven Muneesamy, directeur de la TA, avait fait comprendre que des régions comme Pointe-aux-Piments, Flic-en-Flac ou encore Pointe-Jérôme (Mahébourg) étaient parmi celles visées pour la relance de cette activité. Mais M. Lamarque rappelle l’urgence de la situation, principalement pour la survie des espèces marines. « Si d’autres permis sont délivrés dans l’Ouest, ces activités risqueraient de représenter un réel danger pour les mammifères, principalement les dauphins, qui vivent dans ces eaux », dit-il.