Le groupe Téléphone se recompose. Parmi les tubes de la formation menée par Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac (ancien juré de The Voice), Un jour j’irai à New York avec toi. Pas sûr que Zaza écoute ça lors du trajet jusqu’au Parlement. Pourtant, le morceau est d’actualité. Kouma zot tou kone, le “Bonhomme” s’est rendu à New York et devrait (kikfwa) voir Barack. Entre-temps, le gentil Zaza garde la maison. Ce n’est pas au goût de tous… hormis quelques éventuels incendiaires. Bref. Chaque lieutenant aura un jour ou l’autre sa chance de jouer au Premier ministre (on verra plus tard pour Pravind).
 
Zaza assure l’intérim mais aura à faire un p’tit tour en France. Non pas pour le tricentenaire de la présence française au pays du dodo, mais pour vendre les charmes de nos plages et de nos hôtels dans une foire. Le coq en chef ne devrait pas louper ce rendez-vous : la France est un pourvoyeur de gros contingents de touristes. Vaut mieux pas trop froisser sa susceptibilité.
 
En l’absence du “Bonhomme” et du coq alpha, ce sera au Numéro 3 de jouer. Mais des mauvaises langues disent que Zaza pourrait ne pas s’envoler au pays de Ségolène, juste pour faire chier Showkut. Ce serait alors un joyeux foutoir. Car monsieur l’ancien syndicaliste s’est enthousiasmé à l’idée de diriger le pays de main de maître.
 
On ne le dirait pas, mais Numéro 3 a un passé syndical. Il illustre avec d’autres (exemple à ne pas forcément suivre) que le syndicalisme est un marchepied pour la politique active. Un premier pas vers le maroquin parlementaire, puis vers un ministériel fauteuil. Imaginez maintenant ce que doit éprouver l’ami Showkut dans un fauteuil premierministériel. Ne serait-ce pour quelques jours, jouer au capitaine ! Un rêve nourri par de nombreux politiciens, qu’importe leur allégeance. À un moindre niveau, la question se posera en 2017, lorsque le leadership du parti rouge sera remis en jeu. Des volontaires pour succéder au Lion increvable ?
 
Revenons à nos moutons. Il serait opportun de rappeler au bon souvenir du futur intérimaire (Numéro 3) quelques réalités syndicales. Le monsieur n’est pas sans savoir que le salaire minimum vital n’existe pas officiellement ici-bas. Maurice aspire toutefois à devenir un pays à hauts revenus. Un truc cloche quelque part. Faut signaler ce bug à Vishnu, Roshi et à Sudesh, au cas où ces messieurs feindraient de ne pas trop le savoir…
 
Selon des projections de syndicalistes, le salaire minimum devrait, dans l’idéal, se situer entre Rs 8,000 et Rs 9,000. Sauf que dans notre beau pays, environ 100,000 travailleurs touchent la faramineuse manne de Rs 6,000 chaque mois ! Et je ne parle pas des employés de maison ni des marchands de saison ! J’ai rêvé d’un autre monde…