En un clic nous avons vu pousser plusieurs groupes de revendication, voire des associations, à travers les réseaux sociaux dont Facebook. Nous avons vu naître des élans de solidarité, malheureusement souvent de courte durée.  
Si les réseaux sociaux constituent un lieu de rencontres qui favorise le partage d’idées tout en incitant les internautes à adhérer à des mouvements à travers un simple clic, l’engagement humain est très souvent absent. ‘Wanted 15 000 jeunes pour sauver notre avenir’ en est la preuve. Initié par une plate-forme civile qui avait eu le soutien de plus de 15 000 adhérents à la cause par le biais du réseau social virtuel facebook, le mouvement s’était retrouvé avec environ 3000 participants à la marche symbolique le 10 septembre 2011. Autre exemple : ‘Lamars 10 mars – ver enn nouvo repiblik’ qui n’avait rassemblé qu’une centaine de  manifestants.
Tout cela nous amène à croire que l’engagement à travers les réseaux sociaux n’est que virtuel. Dira-t-on que les objectifs de ces mouvements ne sont pas convaincants ou incohérents ? C’est surtout la peur de nous engager, la peur de se tromper, de prendre des risques ou de revendiquer ce que nous pensons avec force et de consentir à des sacrifices. Nous sommes nombreux à vouloir aspirer à une vie meilleure. Ce n’est, toutefois, pas en restant assis confortablement devant notre ordinateur qu’on parviendra à le faire, voire à défendre nos idéologies.
L’histoire nous a prouvé que l’être humain a toujours eu besoin d’exister à travers ses actions, son engagement et son besoin de toujours défendre ses convictions.
A Maurice, on constate avec regret que le mauricianisme n’est qu’un vain mot. L’engagement collectif ne fait-il pas partie de nos moeurs. Pourquoi s’engager pour les autres, pourquoi se sacrifier pour les autres? Cet état d’esprit démontre que nous ne savons pas que l’engagement collectif ouvre la voie à un gain collectif.
Pouvons-nous, cependant, généraliser cet état de choses ? L’espoir de croire en un éventuel réveil de notre jeunesse s’est-il effondré à jamais ? Reverrons-nous un jour un autre Paul se battre pour ses convictions ?
Maurice compte quelque 306,532 jeunes âgés entre 16 et 30 ans qui feront partie de la population votante en 2015 et qui composeront le groupe des décideurs de demain. Il est temps que notre jeunesse prenne conscience du mal causé par les croyances vieillissantes qui les gouvernent tel le communalisme et les complexes de supériorité ou infériorité qui dominent notre société.
Je crois en la force de la jeunesse, son potentiel et sa capacité de construire un avenir meilleur. Notre avenir dépend de nous. Que la jeunesse s’engage pour sauver notre île et changer notre destin ! A vos marques pour une île Maurice affermie.