Jamais la boxe mauricienne ne s’est retrouvée à pareille fête lors d’une édition des Jeux d’Afrique. Quatre médailles déjà acquises et l’espoir que le plus beau reste encore à venir. Hier soir, au Pavihao do Estrale Vermelha à Maputo, les frères Colin (John et Richarno) et Kennedy St. Pierre ont rejoint Bruno Julie au stade des demi-finales. Ils tenteront de franchir une nouvelle étape ce soir afin de disputer les finales demain soir. La seule fausse note a été constituée par la défaite de Ludovic Bactora, alors que la qualification paraissait largement à sa portée.
Après les quatre médailles obtenues lors des derniers championnats d’Afrique, le noble art mauricien continue donc de briller de mille feux au niveau continental. Les propos d’Abdellah Besallem, président du bureau africain de l’Association internationale de boxe, tenus avec le Directeur technique national, Jean-Claude Nagloo, sont révélateurs à plus d’un titre.
« Les deux meilleures écoles de boxe en Afrique se trouvent en Algérie et à l’île Maurice. En entendant cela de la part du Dr Besallem, nous ressentons une immense fierté. Pour preuve, Richarno et Kennedy ont été intraitables lors de leurs quarts de finale, alors que John a fait montre d’une combativité exemplaire. Je souhaite de tout coeur que les quatre passent le cap ce soir », avance Jean-Claude Nagloo.
Le plus expéditif des quatre engagés hier soir a été Richarno Colin. Opposé au Zambien Precious Makina, le champion d’Afrique des -64 kg, malgré sa blessure au métacarpe, a graduellement pris l’ascendant. Aux commandes au troisième round (13-3), il contrait son adversaire de par une droite, et ce dernier se trouvait alors en difficulté. De ce fait, l’arbitre mettait un terme au combat.
« Même s’il n’a pas évolué à 100% de ses capacités en raison de sa blessure, Richarno a su gérer efficacement son combat. Les confrontations s’enchaînent certes, mais j’estime tout de même qu’il possède de très bonnes chances de prendre la mesure du Botswanais ce soir », fait ressortir l’entraîneur national, Judex Bazile.
Gaasite Gomotsang est loin d’être un inconnu, ayant participé à plusieurs stages en commun entre Mauriciens et Botswanais, dont le plus récent remonte au mois dernier. L’autre demi-finale de cette catégorie opposera le Tunisien Houya Abderazak au Sud-Africain Thulani Mbenge.