Quelque 3 000 jeunes venus de 55 pays (dont Maurice) participent à partir d’aujourd’hui à Nice, dans le sud de la France, à la 7e édition des Jeux de la Francophonie, placés cette année sous le signe de la solidarité. Pendant dix jours, compétiteurs et artistes, âgés de 18 à 35 ans, vont s’affronter sur 20 sites différents devant 200 juges et arbitres internationaux. Les premières épreuves ont démarré aujourd’hui, avant même la cérémonie d’ouverture prévue demain soir (aux alentours de 21h à Maurice).
Au menu de ces jeux, organisés tous les quatre ans dans l’année post-olympique : athlétisme et handi-athlétisme, basket-ball féminin, football masculin, judo, lutte libre, lutte africaine, tennis de table et cyclisme sur route en démonstration. Sept disciplines artistiques ont également été retenues : arts de la rue (hip-hop, marionnettes géantes, jonglerie), arts visuels (peinture, sculpture), chanson, conte, danse de création, littérature et photographie. Un concours de création audiovisuelle aura également lieu.
Et pour la première fois se tiendra un concours de “création écologique et développement durable”. Autre première pour cette édition : la participation du Qatar avec 24 sportifs en tant que membre associé de l’Organisation internationale de la Francophonie. L’OIF compte 57 États et gouvernements membres, dont trois associés, et 20 observateurs.
Les jeux attirent essentiellement des athlètes espoirs qui vivent là leur première grande compétition internationale. Ils seront logés en plusieurs points de la ville, notamment pour un tiers d’entre eux sur un ferry amarré dans le port de Nice.
Sécurité renforcée
Quelque 1 300 bénévoles ont été recrutés pour la bonne marche de ces jeux, a précisé Christian Estrosi, le maire de Nice. Des jeux placés sous le signe de la solidarité internationale, a-t-il souligné, avec l’accueil « à titre gracieux » de la délégation haïtienne (70 membres) ou encore le don de 32 vélos professionnels aux participants, venus notamment du Burkina Faso ou d’Égypte, qui n’en possédaient pas ou ne pouvaient les acheminer jusqu’à Nice.
Outre le président français, François Hollande, trois chefs d’État — les présidents ivoirien Alassane Ouattara, libanais Michel Sleimane et sénégalais Macky Sall — et 35 chefs de gouvernement et ministres prendront part demain à la cérémonie officielle d’ouverture. Le secrétaire général de l’OIF, Abdou Diouf, sera également présent.
La cérémonie, qui se déroulera en plein coeur de Nice à deux pas de la promenade des Anglais, sera retransmise en direct par France Télévisions et par les chaînes de télévision nationales des pays en compétition (ndlr : MBC Sports 11, entre autres). Quelque 300 journalistes français et étrangers devraient couvrir l’événement, selon les organisateurs.
La sécurité sera évidemment renforcée dans la ville, a indiqué la préfecture, qui a mobilisé gendarmes, police municipale et nationale, pompiers, bénévoles de la Croix-Rouge, Sécurité civile et personnels hospitaliers et d’urgence. Un « dispositif particulier de sécurité et de police maritime » va notamment être « mis en place sur la Baie des Anges », interdisant sur certains périmètres « la navigation, le mouillage des navires immatriculés, la baignade et la plongée sous-marine », a précisé la préfecture.
Ces jeux vont coûter 10 millions d’euros (?Rs 400 M), dont 7 millions sont financés par des subventions publiques, le reste étant essentiellement couvert par les partenaires privés et les droits d’inscription. Le Liban avait accueilli l’édition précédente des Jeux de la Francophonie en octobre 2009 et la Côte d’Ivoire organisera les prochains en 2017.