Après une première participation en 2016, Merven Clair (à dr.) vise une nouvelle aventure aux JO

Aucun qualifié à ce jour contrairement à 2016 où Yannick Lincoln et Jonathan Drack avaient déjà validé leurs billets une année à l’avance

Dans sept mois, le Japon accueillera la plus importante des manifestations sportives planétaires à Tokyo. En effet, c’est justement là que se dérouleront les Jeux olympiques, prévus du 24 juillet au 9 août. Des Jeux à laquelle rêve de participer tout athlète. Contrairement aux Jeux de Rio (Brésil) en 2016, le sport mauricien est à la traîne. À ce jour d’ailleurs, Maurice ne compte aucun qualifié, alors qu’en 2015, soit à une année des Jeux, Maurice avait déjà deux qualifiés, nommément le cycliste et vététiste Yannick Lincoln et le recordman du triple saut, Jonathan Drack. Désormais, les espoirs les plus réalistes reposent sur les épaules des boxeurs.

L’Association mauricienne de Boxe (AMA) a placé la barre très haute, depuis l’année dernière, en mettant tous les moyens nécessaires à la disposition de ses boxeurs. Après une série de participation à des compétitions internationales, ponctuées par des médailles, dont deux (une en or et une en argent) aux Jeux d’Afrique, la boxe mauricienne fera face à son destin dès le mois prochain. Et pour cause ! Les Mauriciens seront engagés, du 20 au 29 février, lors de l’unique phase qualificative africaine des Jeux olympiques . La compétition étant prévue au Sénégal.

22 places seront à prendre dans les huit catégories au programme (52 kg, 57 kg, 63 kg, 69 kg, 75 kg, 81 kg, 91 kg et +91 kg). Hormis les -91 kg et +91 kg où seulement deux tickets seront alloués par catégorie, les autres catégories auront chacun trois places pour Tokyo. C’est dire à quel point il sera important de passer, dès février prochain, pour être ensuite en mesure de profiter des mois restants pour préparer les JO dans les meilleures conditions possibles.

Colin, Clair et Rosalba au front

Autant dire que les Mauriciens auront intérêt à valider leur qualification au Sénégal au risque de se compliquer ensuite la tâche. Car en cas de non-qualification, ils auront à participer au tournoi mondial, prévu du 13 au 24 mai, où le niveau sera très élevé et ce, même si plus de places seront disponibles. En effet, contrairement à la phase continentale, 4 à 5 places seront allouées par catégorie de 52 kg à 75 kg et de 3 à 4 pour celle des 81 kg. En revanche, trois tickets seulement seront réservés pour les -91 et +91 kg.

À ce jour, la boxe mauricienne a les qualités requises pour passer l’écueil sénégalais et ce, si on se base sur les performances réalisées par Richarno Colin (-63 kg) et Merven Clair (-69 kg) lors des Jeux africains tenus l’année dernière au Maroc. Le premier nommé avait été médaillé d’argent, alors que le second avait été médaillé d’or à cette compétition. Avec pratiquement tous les meilleurs boxeurs africains présents au Maroc, l’AMB est confiante que ces derniers ont le potentiel pour se qualifier. Idem pour Jean-Luc Rosalba (-75 kg). Le seul point noir, pour l’heure, demeure l’irrégularité de Kennedy St Pierre aux entraînements. On ne sait d’ailleurs toujours pas si la fédération le conservera dans le groupe ou pas.

En effet, le médaillé d’argent des Jeux du Commonweath de 2014 à Glasgow, en Ecosse a raté le stage de trois semaines que vient d’effectuer les trois autres boxeurs à Sheffield, en Angleterre. Au train où vont les choses, il risque aussi de rater un autre camp d’entraînement de haut niveau, la semaine prochaine, à Cuba. Cela en raison d’un excès de poids. Quant aux trois autres boxeurs, ils devraient profiter pleinement de cette préparation, à la Havane, afin de bien figurer au Sénégal, le mois prochain.

Roilya Ranaivosoa en quête de points

Hormis les boxeurs, des espoirs de qualification re- posent aussi sur les épaules de l’haltérophile Roilya Ranaivosoa. Médaillée d’or, l’année dernière, aux Jeux des Iles de l’Océan Indien, elle a ensuite enchaîné par une autre médaille d’or aux Jeux d’Afrique au Maroc. Elle est actuellement en quête de points, afin de pouvoir valider sa place pour Tokyo. Repêché à la dernière minute pour les Jeux de Rio 2016, Roilya Ranaivosoa tentera donc le tout pour le tout lors des mois à venir, afin de faire, une fois encore, honneur au pays.

Kate Foo Kune, porte-drapeau à Rio au Brésil, vise aussi une nouvelle qualification en badminton. En revanche, les choses sont quelque peu différente pour elle étant donné que son affaire de dopage n’est pas réglé à 100% et ce, même si elle a été autorisée à participer, entre-temps, à des compétitions internationales en vue de récolter les points nécessaires pour pouvoir être présente à Tokyo. Car la Badminton World Federation (BWF) a décidé de faire appel contre une décision de son propre Doping Hearing Panel devant le Tribunal d’Arbitrage de Sports. Une décision est attendue cette année et ce n’est qu’après cela qu’on verra plus clair. À noter que l’autre badiste, Julien Paul, est également en quête de points dans l’espoir de pouvoir disputer, lui, ses premiers Jeux olympiques.