À 22 ans, Aurélie Alcindor vivra le plus beau des rêves de tout athlète, lorsqu’elle foulera la piste du stade olympique de Rio, le 15 août prochain, pour les séries du 200m. Une épreuve où elle a bénéficié d’une invitation de l’International Association of Athletics Federation (IAAF), à travers l’Association mauricienne d’Athlétisme (AMA). « C’est un rêve qui se réalise. Une grande joie, une grande fierté que de représenter mon pays à ces Jeux olympiques », a-t-elle déclaré avant son départ pour Rio.
Aurélie Alcindor avait d’ailleurs peine à croire à cette participation lorsque son entraîneur, Eric Milazar, lui a annoncé la bonne nouvelle. « Ce n’est pas donné à tout le monde d’être présent aux Jeux olympiques. Je suis donc plus que jamais déterminée à faire de mon mieux pour améliorer ma meilleure performance au 200m (24 : 20). Ce sera d’ailleurs mon objectif à ces Jeux », a-t-elle indiqué.
La bonne nouvelle obtenue, la préparation s’est poursuivie sous un autre dynamisme. Et pour la sprinteuse, la confiance est de mise qu’elle pourra encore améliorer son chrono. « Je vais rencontrer les meilleurs mondiaux à ces JO et c’est idéal pour m’aider à améliorer », a-t-elle expliqué. Au cours de ces dernières semaines, Aurélie Alcindor a eu l’occasion de travailler son départ qui demeure, selon elle, sa principale faiblesse. « Étant de grande taille, je suis lente au départ. Mais avec Eric, on bosse énormément dessus, afin que je puisse sortir très vite des starting blocks », a-t-elle confié.
Selon la sprinteuse, l’expérience des JO va grandement l’aider en vue des échéances futures, dont les prochains Jeux de la Francophonie (2017 en Cote d’Ivoire), les Jeux du Commonwealth (2018 en Australie) et les championnats d’Afrique (2018 au Nigéria). « Je suis convaincue de pouvoir descendre sous les 24 secondes et aller chercher le record national du 200m (23 : 85) dans les mois à venir. Je vise également le record national du 400m (54 : 58). Actuellement, ma meilleure performance sur la distance est de 54 : 93 », a-t-elle déclaré.
Aurélie Alcindor a indiqué avoir pour idole la sprinteuse américaine Allyson Félix, championne du monde en titre du 400m et championne olympique du 200m à Londres en 2012. Celle qui voulait imiter Valérie Brisco-Hooks et Marie-Josée Pérec, sacrées sur 200m et 400m respectivement en 1984 et 1996, ne pourra toutefois le faire, ayant échoué aux sélections américaines sur 200m.
Par ailleurs, Aurélie Alcindor n’a pas manqué de remercier ses parents, surtout son père Clifford, sans qui elle n’aurait sans doute pas embrassé une carrière en athlétisme. « Mon papa pratiquait beaucoup d’épreuves en athlétisme. Il a même été champion de Maurice à la longueur et a participé aux Jeux des Îles. C’est en accompagnant ma maman Doris aux compétitions auxquelles participait mon père que j’y ai pris goût. J’espère maintenant les honorer en réalisant une très bonne performance aux JO. Je dis aussi merci à la fédération et au président Vivian Gungaram, pour m’avoir choisi pour cette compétition », a-t-elle conclu.