Auteure d’une excellente troisième place lors de la deuxième étape du Tour de Free State en Afrique du Sud la semaine dernière, la cycliste Aurélie Halbwachs a presque validé son ticket pour les JO de Londres. Dans la journée de vendredi, les rumeurs laissaient entendre qu’elle avait déjà obtenu son dossard pour la course en ligne. Mais à hier soir, 18h, aucune communication officielle n’avait été émise.
A priori, Aurélie Halbwachs devrait déjà être repêchée. L’Afrique du Sud étant déjà classée 13e nation mondiale se retrouve directement qualifiée. La Mauricienne, par contre, a obtenu son ticket grâce à la place laissée vacante pour l’Afrique.
À l’heure où nous mettions sous presse, l’info n’avait pas encore été confirmée par la Fédération mauricienne de cyclisme (FMC) ou par le Comité olympique mauricien (COM). Vivian Gungaram, secrétaire général du COM, avance n’avoir rien reçu, « pour l’instant. »
Interrogée quant à une éventuelle qualification, Aurélie Halbwachs dira que l’objectif n’était pas forcément d’aller aux JO. « En fait, je ne voulais pas m’obstiner pour ça. Il ne fallait pas que je déprime au cas où je n’obtenais pas ma qualification », explique la cycliste. À hier soir, elle aussi aussi attendait une communication officielle. « Il faut savoir que les instances concernées n’ont pas encore été informées », soulignait-elle.
Pourtant, il y a tout un programme qui l’attend pour les deux prochains mois. « Il faut se préparer. » Car aux JO elle sera confrontée à 64 autres filles venant de plusieurs pays. « Ce ne sera pas comme au Tour de Free State où nous étions plus de 100 au départ. Il va falloir se concentrer », avance-t-elle. Donc, pour les deux prochains mois, elle change de catégorie. « Je monte en catégorie 1 et 2. Avec les garçons, il y a quand même plus de compétition. »
Et, au cas où elle se retrouve à la ligne de départ, elle se rendra en France avec son équipe de Vienne-Futuroscope. « J’irai aussi chez mon entraîneur avant les Jeux. Et je pense que j’irai directement à Londres : faire plus de 12 heures de voyage est fatiguant et il ne faudra pas éprouver l’organisme. »
Maintenant, elle attend toujours de savoir si elle portera bien un dossard à Londres. Se qualifier pour l’événement planétaire est tout simplement grandiose pour elle. « C’est incroyable. C’est différent d’être qualifiée et d’obtenir une wild card », explique-t-elle. En 2008, elle avait en effet bénéficié d’une wild card pour Beijing.
Cette fois, elle a été chercher sa qualification. Championnats nationaux, courses UCI en Europe, Tour de Free State — seule course qualificative réservée aux femmes en Afrique —, tous les moyens étaient bons pour obtenir ces précieux points et le fameux sésame.
« Mais il ne faut pas se voiler la face : si, dans l’équipe (ndlr : Vienne-Futuroscope) il y avait une fille qui était mieux placée, nous aurions tout fait pour elle. En attendant, je dirai qu’une qualification pour les JO sera la cerise sur le gâteau », avance-t-elle.
Les prochaines heures voire les prochains jours s’annoncent longs pour la FMC, tout comme pour Aurélie Halbwachs…