Une ambiance des Jeux Olympiques de la Jeunesse règnait hier après-midi à l’hôtel Le Labourdonnais à Port Louis. C’était le moment de retrouvailles pour sportifs et dirigeants présents à Buenos-Aires en octobre dernier et au rendez-vous cette fois pour un événement particulier. Soit la remise de cash-prizes au kayakiste Terence Saramandif et à la cavalière Margaux Koenig respectivement médaillé d’or et de bronze.

C’est ainsi que le premier nommé a décroché un jackpot de Rs 720 000, soit le cash-prize le plus important après celui décroché par Bruno Julie, suite à sa médaille de bronze obtenue aux Jeux Olympiques de Beijing en 2008. De son côté, Margaux Koenig a obtenu un chèque de Rs 80 000, tandis que son entraîneur, Estelle Chané s’est vue remettre une récompense de Rs 32 000. Une remise de récompenses saluée donc à sa juste mesure par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint et le président du Comité Olympique Mauricien, Philippe Hao Thyn Voon.

D’ailleurs, ces deux organismes accompageront ces deux sportifs dans la suite de leur carrière. Ce sera le cas pour leurs études pour le MJS, et une aide pour leurs déplacements en vue de stages et compétitions et pour leurs équipements pour le COM. Et ce, surtout en vue des Jeux Olympiques de 2024 à Paris. Tout en présentant les félicitations du Premier ministre, Pravind Jugnauth, actuellement absent du pays, Stephan Toussaint a fait ressortir avoir vécu des moments très forts à travers les exploits de ces deux jeunes sportifs. «Vous avez fait la grandeur de notre petit pays et vous avez si bien représenté la jeunessse mauricienne». Selon lui, ces performances ne constituent pas les fruits du hasard. «L’encadrement des parents peut faire des merveilles. Il faut un travail d’équipe afin que les résultats soient obtenus».

Le ministre s’est également montré fort élogieux à l’égard de Terence Saramandif et Margaux Koenig. «Vous avez la tête sur les épaules et les pieds bien sur terre. J’ai apprécié votre simplicité et votre humilité, et vous avez démontré que la rigueur, les sacrifices et la discipline sont les éléments pour réussir». De son côté, Philippe Hao Thyn Voon a dit son regret de n’avoir pu vivre en direct le sacre de Terence Saramandif. «J’ai assisté avec une grande fierté à la performance de Margaux. Mes collaborateurs m’ont réveillé après minuit pour m’annoncer la grand nouvelle que Maurice tenait enfin une médaille d’or. J’ai pleuré de joie». Le président du COM ira jusqu’à comparer cette performance à celle d’Usain Bolt à l’arrivée d’un 100 m, les bras levés.

De plus, il a salué le sens du patriotisme de la famille de Terence et les efforts de son père, Henley, pour que son fils puisse défendre les couleurs mauriciennes. Le président du COM a également dit son appréciation de la générosité du champion olympique qui s’est dit prêt à aider les autres athlètes mauriciens et également le continent africain. «Je n’ai jamais vu un champion olympique aussi généreux. Je souhaite qu’après sa carrière, il devienne notre DTN au canoë-kayak». Entretemps, tout est mis en oeuvre pour qu’à leur retour en France samedi, Terence et son père ramènent 200 paires de dholl-purri dont même les grands-parents français raffolent.