C’est demain dimanche 7 août à partir de 2h50 du matin (heures de Maurice) au Riocentro Pavillon 2 que la leveuse Roilya Ranaivosoa montera sur la plateforme pour ses premiers Jeux Olympiques à Rio. Ce sera le moment de vérité pour celle qui s’est toujours accrochée à l’espoir d’une qualification et qui aura bénéficié du surcroit du soutien indéfectible et spécial du MJS. Elle est arrivée à Rio au début de juillet pratiquement un mois avant la délégation mauricienne pour intensifier sa préparation avec son coach personnel, le Roumain Urdas Constantin.
Triple médaillée d’or aux derniers Jeux des Iles 2015 et 13e aux mondiaux de Houston en novembre, elle a également débarqué à Rio avec trois titres de championne d’Afrique obtenus en mai au Cameroun et puis surtout avec ses deux titres à l’arraché (80 kg) et au total olympique (183 kg) couplés d’une médaille d’argent à l’épaulé-jeté (103 kg) obtenus avec effet rétroactif l’an dernier aux 11es Jeux d’Afrique suivant la disqualification pour dopage de la Nigérianne Elisabeth Onuah.
Incertaine jusqu’au dernier moment faute d’une qualification par catégorie en individuelle, Roilya Ranaivosoa a finalement obtenu sa place à Rio fin juin grâce à la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF) qui procéda à l’exercice de réallocation de quota par pays à la suite de la disqualification de quelques pays pour cause de dopage aux Jeux de Pékin 2008 et Londres 2012.
Le MJS a misé gros sur la leveuse au vu des moyens qu’il aura déployés depuis 2014 déjà pour la soutenir dans sa préparation à l’étranger. Reste que celle-ci se situait encore loin du podium à deux mois de l’évenement, si on considère qu’aux J.O. de Londres 2012, le titre fut conquis par la Chinoise Mingjuan Wung avec une charge totale de 205 kg (91 kg arraché, 114 kg épaulé-jeté), l’argent par la Japonaise Hiromi Miyake avec 197 kg (87 kg-110 kg) et le bronze par la Coréenne Chun Hwa Ryang avec 192 kg (80 kg-112 kg).
De plus, depuis qu’elle est à Rio, Roilya Ranaivosoa n’aurait pas donné la moindre indication sur sa progression à la Fédération mauricienne d’haltérophilie. Elle a aussi rejoint à partir du 14 jusqu’au 27 juillet la Team Afrique pour le stage pré-olympique financé par la Confédération africaine d’haltérophilie.
Et pendant ce temps dans le giron, on fait des calculs en se disant que peut-être son coach pourrait décider à mettre tout le paquet, surtout à l’épaulé-jeté sur la dernière barre et lui faisant tenter 5 à 10 kg de plus… pour une médaille. Attendons la suite.