Annabelle Lascar, 27 ans, abordera bientôt ses deuxièmes Jeux Olympiques à Londres, quatre ans après Pékin 2008. Cette deuxième chance qui lui est donnée d’aller aux JO la motive à aller encore plus loin, dit-elle, bien décidée à « tout donner. »
La Mauricienne se sent prête à relever le défi personnel qui est de descendre pour la première fois sous les 2’05 au 800 m dames. « C’est mon objectif. Franchir ce palier m’apportera le déclic tant attendu pour courir en 2’02-2’03. Londres signifie vraiment beaucoup pour moi », clame-t-elle. En effet, elle veut s’élancer sur les traces de la recordwoman national de l’épreuve, Sheila Seebaluck, qui avait réussi le 2 juin 1989 à Sarguemines en France un chrono de 2’03”62 jamais réédité depuis.
Elle se dit même impatiente de passer à l’assaut. Depuis qu’elle est rentrée des championnats d’Afrique au Bénin (26 juin-1er juillet) où elle avait fini 7e et dernière de sa demi-finale (1er tour) du 800 m en 2’07”70 (minima B : 2’01”30), elle n’a pas levé le pied, surtout en apprenant que c’était finalement elle l’élue de l’Association mauricienne d’athlétisme (AMA).
En sachant qu’aucun athlète mauricien n’a satisfait les critères de qualification, l’AMA a eu recours aux deux places dont elle disposait tout en s’appuyant sur la table de cotation de l’IAAF pour désigner Annabelle Lascar (dames) et le sprinter Fabrice Coiffic (hommes).
« C’est un choix assez inattendu car tout le monde avait une chance. Mais je suis très heureuse », déclare-t-elle.
Depuis Pékin, où elle avait porté son record personnel à 2’06”11 en série, puis l’année suivante aux mondiaux de Berlin (2’06”53), Annabelle Lascar n’a que très rarement effleuré son meilleur niveau, sauf en octobre 2010 quand elle signa en 2’06”25 son chrono le plus rapide en cette année, au 1er tour des Jeux du Commonwealth à New Delhi. C’était après un passage inexistant aux championnats d’Afrique tenus environ deux mois plus tôt à Nairobi.
Ensuite, il y a eu l’intermède des Jeux des îles 2011 à Mahé qui la virent s’imposer en 2’09”13. Puis rien… Jusqu’au mois dernier en France avant le rendez-vous béninois. Elle y enchaîna en effet, en l’espace d’un mois de stage de compétitions, cinq courses, dont la dernière courue le 23 juin en 2’06”58 à St-Etienne. Et l’espoir renaît.