À un peu plus de deux mois et demi du plus grand événement sportif planétaire, ils sont déjà six sportifs mauriciens à s’être déjà qualifiés pour les Jeux Olympiques de Rio. Il s’agit des boxeurs Kennedy St Pierre et Mervin Clair, du triple sauteur Jonathan Drack, du marathonien David Carver, du cycliste Yannick Lincoln et de la badiste Kate Foo Kune. Neuf autres sont toujours en quête du précieux sésame, à savoir l’haltérophile Roilya Ranaivosoa, la triathlète Fabienne St Louis, les boxeurs Richarno Colin et Donovan Gérie, le nageur Bradley Vincent, le sprinter Jonathan Permal au 200 m, le décathlonien Guillaume Thierry, la cycliste Kimberley Lecourt et la judokate Christiane Legentil.
Maurice pourrait éventuellement compter sur un fort contingent à Rio, si tous les prétendants arrivent à arracher leur place et sauter dans les derniers wagons en route pour le Brésil. Les dernières semaines de mai et le mois de juin s’annoncent décisifs, certains d’entres eux sont d’ailleurs actuellement en tournée de compétitions en Europe. Par contre, les six premiers nommés peuvent respirer librement puisque le plus dur est déjà fait. Il leur reste toutefois à bien gérer la suite de leur préparation et éviter surtout toute blessure pour se présenter à l’événement au sommet de leur forme.
Si la leveuse Roilya Ranaivosoa, triplement couronnée en -48 kg dimanche dernier aux Championnats d’Afrique au Cameroun, est pour l’heure en ballottage très favorable, la dernière en date à avoir scellé sa participation est la badiste Kate Foo Kune, 67e mondiale. Depuis le 4 mai, on sait qu’elle fait partie des 41 joueuses qualifiées dont 34 par voie directe de quota représentatif des cinq continents. Sur cette liste, la Mauricienne est la 33e qualifiée par voie continentale, la 34e étant la l’Australienne Wendy Hsuan-Yu Chen pour la zone Océanie.
Mais cette liste, visiblement à double tranchant, met également en lumière la plus grande ironie. On s’aperçoit que, par exemple, la Chinoise Shixian Wang, pourtant n°6 mondiale BWF, n’en fait pas partie. Elle a été éjectée au profit de deux de ses compatriotes classée 3e et 4e mondiales. Ce qui fait qu’en vertu des règlements qui autorisent deux entrées chacune par pays dans le top 16 mondial en simple, la Chine a déjà rempli son quota. La Japonaise Sayaka Sato, 12e mondiale, et les Chinoises Yu Sun 13e et Bingjiao He 15e, ont subi le même sort. La liste des victimes est très longue.
Par contre, la Brésilienne Lohaynny Vicente, pourtant 71e mondiale, sauve la mise, ayant automatiquement droit à une place qui revient au pays organisateur en cas de non qualification de ses joueurs (ses) par voie directe de classement mondial. Les six places restantes seront attribuées par la Commission Tripartite du Comité international olympiques (3) et par un exercice de réallocation s’étendant jusqu’au 16 juillet au plus tard. Cela laisse visiblement une lueur d’espoir pour voir une deuxième voire une troisième représentante du continent, à l’image de la Nigériane Grace Gabriel (82e mondiale) et l’Égyptienne Hadia Hosny (84e), en simple dames à Rio.
En double hommes, le tandem Andries Malan-Wilhem Viljoen (Af Sud) est passée à la trappe. 51es mondiaux, les champions d’Afrique en titre prennent un terrible coup de massue et sont à ce jour out, n’étant pas classés dans le top 50 mondial comme l’exigent les règlements pour une représentation de chaque continent. Étant la seule paire afriaine en lice, on peut craindre une absence remarquée d’une paire continentale à Rio.
Seules 16 places sont pourvues en double, mais un pays peut qualifier deux équipes de doubles hommes, dames et mixte chacune, à condition qu’elles soient dans le top 8 mondial. Par contre, la paire américaine Philip Chew-Sattawat Pongnairat, 35e mondiale et 15e paire sur la liste, se qualifie (zone Pan-Am) devant le tandem australien Matthew Chau-Sewan Serasinghe, 46e mondial, mais 16e paire qualifiée pour la zone Océanie.
L’Afrique du Sud sera quand même présente en simple hommes par l’entremise de Jacob Maliekal. 78e mondial, il devient le 33e qualifié par voie continentale devant l’Australien Ashwant Gobinathan, 134e mondial (Océanie).