Les sportifs mauriciens qui ont pris part aux Jeux Paralympiques, à Londres, en Angleterre, à savoir l’athlète Patricia Mustapha et le nageur Scody Victor, accompagnés des membres de la délégation rentrent au pays ce mardi. La première nommée a été disqualifiée en demi-finale du 800m fauteuil en terminant à la 7e et dernière place dans le temps de 3:44, alors que le second a, lui, terminé cinquième sur les cinq nageurs engagés dans la série du 50m nage libre dans le temps de 34.26. Au delà des performances enregistrées et qui sont à la satisfaction des entraîneurs, ces derniers appellent à plus de reconnaissance de la part des autorités concernées, dont le ministère de la Jeunesse et des Sports.
Patricia Mustapha a certes été disqualifiée après avoir accédé directement en demi-finale du 800m fauteuil. Sa roue s’est levée au départ de cette course, ce qui est contraire aux règlements. « C’est une roue super performante que nous venons d’avoir. Ces roues qui sont en carbone vont grandement aidées dans la réalisation de performances », a déclaré l’entraîneur Jean Marie Bhageerathee. Avant de rouler avec ces nouvelles roues, Patricia Mustapha avait réalisé un chrono de 3:52. C’est dire qu’avec plus de temps, elle aurait pu faire mieux. « Sincèrement, nous ne sommes pas déçus. Car nous venons de recevoir ces nouvelles roues et depuis que nous sommes à Londres, nous avons eu quatre séances d’entraînement seulement avec ces nouveaux équipements! », a-t-il ajouté.
Jean Marie Bhageerathee est satisfait de la performance de Patricia Mustapha qui est, selon lui, en progrès. Il n’empêche, a-t-il indiqué, que les athlètes handicapés mérite beaucoup plus de considération, voire de reconnaissance pour être en mesure de réaliser des performances encore plus significatives dans des compétitions de cette envergure. « Depuis des années, je milite pour la création de centres de formation, afin d’encadrer les athlètes dans des conditions idéales. Malheureusement, il n’y a eu aucune suite », a déploré l’entraîneur national.