La sélection féminine qui disputera les Jeux des îles de l’océan Indien en août prochain aura fort à faire. Bien qu’affaiblie par le forfait d’Isabelle Némorin, opérée du genou, la sélection veut croire en un miracle afin de ne pas rentrer bredouille de sa campagne réunionnaise. Elle espère, au pire, ramener une médaille de bronze ou, au mieux, une médaille d’argent.
Pour atteindre l’objectif qu’elles se sont fixé, les filles devront passer le cap mahorais, puis réunionnais. Tirées dans la poule A, avec Mayotte et Madagascar, grandissime favorite du groupe, les Mauriciennes devront s’attendre à une forte opposition. « Les joueuses sont conscientes des enjeux. Mais c’est sûr qu’elles feront le maximum », avance Rubin Batterie, l’entraîneur national de la sélection féminine.
Pour espérer faire quelque chose, il faudra frapper fort d’entrée de jeu. « Contre Mayotte, ce sera le vrai test, peut-être le plus important », admet le technicien. Parce que se tiendra dans le sillage de cette première rencontre un match encore plus crucial, contre Madagascar, pour la première place. « Il nous faut déjà battre Mayotte, puis il faudra jouer les Malgaches. Et si on termine deuxièmes, on va jouer contre La Réunion, qui devrait logiquement terminer en tête ».
En effet, les Réunionnaises font figure de favorites dans la poule A, avec les Seychelles et les Comores. Maurice part cependant avec un désavantage de taille ! « Nous n’avons pas de joueuses très grandes. Du coup, nous allons adapter notre tactique défensive en fonction de l’adversaire ».
Mais avant d’en arriver là, Rubin Batterie ne veut pas faire des plans sur la comète. Ainsi, chaque match aura sa spécificité. « À partir du moment où on sera sortis de la poule, nous prendrons les matches l’un après l’autre ». Peut-on donc espérer une médaille ? « Oui. Il faudra y croire. Je vois que les filles sont motivées, elles ont envie de bien faire ».
L’équipe de Maurice a des qualités qui pourraient mettre à mal les prétentions adverses. D’un côté, la combativité du groupe, de l’autre, l’absence d’un statut, au contraire de Madagascar ou de La Réunion. « Personne ne nous attend. Nous n’avons pas d’étiquette. En gros, nous sommes les challengers. Et c’est tout aussi bien ».
Du côté des faiblesses, on en note une, suffisante pour être en difficulté. Rubin Batterie parle des rebonds à récupérer. « C’est un secteur où nous aurons des difficultés ». D’autant que la plus grande joueuse, Isabelle Némorin, a déclaré forfait. Et que l’entraîneur n’a jusqu’ici pas encore trouvé de remplaçante, même s’il travaille actuellement sur une alternative. « Nous cherchons une solution à la question. Mais les joueuses seront prêtes », assure-t-il.
La préparation des équipes réside également dans l’aspect physique de la chose. Un pic de forme survenu trop tôt serait néfaste à l’équipe. « Il y a encore à faire. Nous ne voulons pas arriver en forme trop tôt. Notre programme de travail sera adapté à un pic qui surviendra au moment des Jeux ».
Mais la vraie force de Maurice réside en fait dans le groupe lui-même. L’ossature de l’équipe s’articule autour des filles qui avaient remporté le bronze en 2011 aux Seychelles. Karina Mootoosamy, Corinne Somauroo et Anouska Josselin devraient, selon toute vraisemblance, se retrouver à La Réunion. Avec au retour une médaille, peu importe la couleur, autour du cou ?
 
La présélection
Vidya Lachooa, Joëlle Bonne, Nastazia St Martin, Julie Laplanche, Axelle Michaud, Corinne Somauroo, Karina Mootoosamy, Christelle Goolam Hossen, Corinne Marguerite, Loreen Davy, Emilie Permal, Caroline Adeline, Vijayashree Ramdhony, Isabelle Némorin (forfait)