Revoilà la Club Maurice Company (CMC). Presque en hibernation depuis la fin des 8e Jeux des Iles 2011 aux Seychelles, cette compagnie, avec pour président Giandev Moteea – qui vient d’être décoré OSK – et qui a pour mission de récolter de l’argent pour soutenir les athlètes dans leur préparation pour les grands événements sportifs, avait fait une brève apparition pour les Jeux Olympiques de Londres en 2012, pour ensuite tomber à nouveau dans le silence. Qui dit « silence » ne veut toutefois pas nécessairement dire « ne rien faire ». C’est, du moins, ce qu’a voulu faire comprendre son président, lors d’une rencontre avec Week-End, vendredi dernier .
« Il est vrai que la presse sportive n’a pas beaucoup parlé de nos actions ces derniers mois. Mais cela ne veut certainement pas dire que nous nous tournons les pouces. Au contraire, depuis 2012, nous avons eu un gros travail à faire au niveau du National CSR Committee afin de situer à nouveau notre position vis-à-vis de ce comité », explique d’emblée Giandev Moteea. Ce dernier reconnait volontiers que sa compagnie se trouvait dans une position délicate face au CSR Committee, notamment sur les critères de la compagnie faisant qu’elle puisse bénéficier de l’argent du CSR. « Pendant des mois, nous avons eu à « brainstorm » avec les gens de ce comité pour leur expliquer le pourquoi de notre existence, et pourquoi nous cherchons l’argent tombant sous le CSR. Heureusement, notre voix a été entendue et nous pouvons à nouveau être sur la liste des bénéficiaires du CSR », soutient, sans cacher son soulagement, Giandev Moteea.
Selon le président de la CMC, son équipe travaille depuis peu afin de trouver les moyens financiers pour aider la préparation de l’équipe de Maurice pour les Jeux des Îles 2015. « Nous étions présents à la dernière réunion entre le ministre et les les fédérations. Nous avons compris qu’il y a un besoin de trouver de l’argent sur les trois prochaines années. Et entre aujourd’hui et les JIOI, il y a aussi les Jeux de la Francophonie, les Commonwealth Games et les Jeux d’Afrique, sans oublier les Jeux Olympiques de 2016. Sans projet, nous ne pouvons pas travailler. Même si le choix des disciplines pour les Jeux de 2015 n’a pas encore été fait, nous avons néanmoins de la matière pour travailler », a renchéri Giandev Moteea.
Travail en profondeur
Plus que de la matière, la Club Maurice Company aura à trouver un tiers du budget identifié pour la préparation du Club Maurice 2015. Soit quelque Rs 30 millions sur trois ans. Outre ces Rs 30 millions, un soutien de l’ordre Rs 1,3 million pour les Jeux de la Francophonie – qui se tiendront du 6 au 15 septembre à Nice, en France – est également requis. « Le travail technique qu’a effectué le comité de suivi nous sera précieux, et cela nous aidera certainement vis-à-vis de nos éventuels donateurs et sponsors. Aujourd’hui, je peux dire que nous sommes en mesure de commencer un travail plus en profondeur envers nos sponsors, qui se sont déjà manifestés », avance notre interlocuteur.
Giandev Moteea compte ainsi organiser dans quelques semaines un exercice de marketing avec les potentielles entreprises intéressées à venir en aide au sport. « Il faut savoir que nos sources sont à la fois du CSR et du sponsoring. Nous devons travailler sur les deux tableaux, car je vous avoue qu’il n’est actuellement pas facile de convaincre les donateurs à soutenir le sport. » « Modestement, nous faisons notre travail, surtout qu’il s’agit de trouver des finances auprès de firmes qui n’auront pas de visibilité, en raison du fait que l’argent viendra du CSR. Mais j’ai confiance en notre équipe, qui trouvera ces moyens comme en 2011 », rappelle Giandev Moteea.