C’est un petit comité du Conseil International des Jeux (CIJ) des Iles composé de Maurice, Réunion et Seychelles, qui s’est rencontré mardi et mercredi dernier aux Seychelles en amont de la réunion du conseil qui aura lieu du 2 au 4 octobre prochain à La Réunion. Le président du CIJ, notre compatriote Philippe Hao Thyn Voon, avait à ses côtés durant ces deux jours de travail Vivian Gungaram (Maurice), Alain Alchindor, Antonio Gopal et Hugues Adam (Seychelles), Jean-François Beaulieu et Alain Lasnier (Réunion). Cette rencontre de 48 heures a permis, dans un premier temps, de dégager une étape importante dans l’organisation des 9es Jeux à La Réunion en 2015, à savoir la tenue de la prochaine réunion du CIJ.
Cette réunion très attendue autant dans le giron sportif mauricien que dans celui des îles membres du CIJ, décidera sur le nombre de disciplines qui seront intégrées au programme des Jeux. Si à valeur du jour le Comité d’Organisation des Jeux des Iles (COJI) sous la présidence de Patrick Legros garde le secret, par contre, les indications de terrain laissent clairement comprendre que le COJI ne pourra pas se permettre des largesses en raison d’un financement restreint qui sera mis à sa disposition. En fait, à La Réunion, on parle sans aucune hésitation d’un budget en crise. Au lieu des 700 000 euros (approx Rs 28 millions), le COJI pourra disposer d’un budget de 400 000 euros (approx: Rs 16 millions) de la part du CNDS ( Centre National pour le Développement du Sport) qui est, pour rappel, en situation d’endettement. Avec un budget réduit de  moitié presque, le COJI verra sans aucun doute ses ambitions à la baisse. Un signe qui ne se trompe pas: la prochaine réunion du CIJ se tiendra dans un hôtel trois étoiles au lieu des 5 étoiles d’octobre l’année dernière.
Reste que certaines dispositions financières sont en train d’être prises dans les règlements généraux qui ont été proposés mardi dernier par La Réunion. Le document qui est encore au stade de projet fait provision pour une hausse de 5 euros dans les frais d’hébergement et restauration des athlètes et autres officiels. De 35 euros pour les athlètes, cette somme passe à 40 pour les athlètes et à 45 euros pour les officiels. «La Réunion a expliqué que pour chaque personne qui sera hébergée, le COJI sera en perte et dans les conditions actuelles des finances, il est important de faire des économies», a expliqué le président du CIJ, Philippe Hao Thyn Voon.
Ce dernier qui a qualifié la réunion de Seychelles de laborieuse souligne aussi que le CIJ proposera que chaque délégation fasse un dépôt de 25% du total de leur délégation (engagement nominatif).
«C’est aussi une façon pour un pays organisateur d’éviter les abus faits dans les engagements nominatifs. Si les nombres au départ sont réels le pays organisateur peut savoir si une place peut être faite pour une nouvelle discipline», explique encore à Week-End le président du CIJ.Sur la question des disciplines, le CIJ est aussi à la recherche d’une solution de départ, puisque la Charte du CIJ  pourrait faire place à ce que le pays organisateur des Jeux indique, dès son engagement, le nombre de disciplines qu’il compte inscrire au programme dans son cahier des charges. «Des fois, nous attendons trop longtemps avant de connaître les disciplines. Avec ce changement important, comme pour les JO et les Jeux du Commonwealth, on sait au départ les disciplines au programme des prochains Jeux», explique notre interlocuteur.
Dans ce contexte, nous apprenons aussi que cette nouvelle clause demandera  que le pays organisateur ait à son programme un nombre minimum de 10 disciplines dont 8 figurant au programme olympique.