Le ministre de la Jeunesse et des Sports a rendu visite aux présélections de basket-ball jeudi soir, au gymnase de Phoenix. L’occasion pour le Devanand Ritoo et sa garde rapprochée, composée des membres de son ministère, de mettre l’accent sur la préparation des joueurs en vue des Jeux des îles de l’océan Indien, qui se tiendront dans onze mois à l’île de La Réunion.
Dans son discours de circonstance, Devanand Ritoo a fait ressortir le rôle des différentes institutions encadrant les athlètes. « Il y a un fast track pour les athlètes blessés à l’hôpital de Candos », a-t-il rappelé. Mais l’essentiel de son message pourrait tenir en une phrase. « Je vous demanderai de vous appliquer, de rester concentrés et de me tenir au courant de toute perturbation pendant votre préparation ».
Rappelant l’importance de ces JIOI 2015, tant pour les athlètes que pour leur entourage, il a demandé que chacun prenne ses responsabilités. « En tant qu’athlètes qui irez représenter votre pays, c’est votre devoir de vous améliorer afin de rester compétitifs. À court terme, ce sont les performances qui resteront dans l’histoire. Et au MJS, nous avons besoin de résultats ».
Le ministre a enchaîné sur une note optimiste pour les athlètes, leur promettant un environnement sain et serein afin que leur préparation ne soit en aucun cas perturbé. « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que vos soucis, petits ou grands, soient vite réglés ». Mais en contrepartie, il a exigé que les sélections brillent lors du rendez-vous réunionnais. « Je vous demanderai de profiter des connaissances des entraîneurs ainsi que du DTN et de viser le plus haut possible ».
A l’heure des questions, les athlètes ont fait part de leurs doléances, dont les bouteilles d’eau et un en-cas après les séances d’entraînement. « Pour cela, il faut que vos dirigeants en fassent la demande ». Le vétéran du groupe, Thierry Julie, qui a déjà participé à trois JIOI, a pour sa part soulevé un point intéressant. « En fait, nous voyons que les sélections nationales restent inactives pendant les années suivant les JIOI. Est-ce que ce serait possible que le groupe continue à s’entraîner et à participer à des compétitions internationales après les Jeux ? » Ce à quoi le ministre lui a répondu que c’était du ressort de la FMBB de proposer des déplacements.
Interrogeant Thierry Julie au sujet des chances de médaille du côté mauricien, le ministre Ritoo a voulu savoir si un podium serait à la portée des sélections nationales. « Je dirai que nous serons comme l’équipe de France. Personne ne nous attendra, et ce sera à nous de créer la surprise ». Un message que Devanand Ritoo a repris pour exprimer ses souhaits. « Nous ne sommes pas comme les Américains. Mais ce n’est pas pour cette raison que nous ne pourrons pas faire des miracles »
Auparavant, Philippe Hao Thyn Voon, président du Comité olympique mauricien (COM), a mis l’accent sur la préparation physique. « Un match de basket dure quarante minutes, mais elles sont tellement intenses que vous pouvez perdre une rencontre pendant les cinq dernières minutes », a rappelé le président du COM.
Quant à Giandev Moteea, il a parlé des modes de financement des sélections nationales en vue des JIOI. « Nous sommes redevables envers les sponsors, qui vont investir dans la préparation des athlètes. Je vous demanderai donc d’être sérieux et réguliers », a conclu le président du Club Maurice.