Le volley-ball masculin retrouvera-t-il son lustre lors de cette présente édition des Jeux des îles ? L’euphorie de la consécration aux Jeux des îles de 2003 avait cédé la place à la désillusion lors des deux dernières éditions, les Mauriciens étant absents du podium. Qu’en sera-t-il cette fois ? La motivation et un nouvel état d’esprit au sein du groupe seront-ils suffisants pour contrecarrer les assauts des Réunionnais et Seychellois qui paraissent sur le papier mieux armés ?
Maurice visera un quatrième sacre dans cette discipline, après les succès acquis en 1979, 90 et 2003. Cette fois, la confiance a été placée en Melchior Miniopoo, médaillé d’or de l’épopée 1990 (victoire 3-0 en finale face à Madagascar devant son public). Aux commandes depuis bientôt deux ans, il soutient que ses troupes ont connu une progression constante. « J’ai sous la main des joueurs appliqués et motivés. Avec la progression démontrée, je suis d’avis que nous serons prêts le jour J. D’autant qu’un bel état d’esprit règne au sein du groupe ».
Même si le stage prévu à Rodrigues en mai dernier a été annulé, il n’en demeure pas moins que la sélection mauricienne aura l’occasion d’effectuer les derniers réglages à travers sa participation à la Coupe d’Afrique des Nations. Une compétition prévue à partir du 20 courant en Égypte.
« Nous aurons des frottements avec des équipes de très bon niveau. Ce qui nous sera bénéfique. Cette échéance dynamisera le groupe à coup sûr », affirme Melchior Miniopoo. Qui plus est, la sélection bénéficie depuis ces dernières semaines de l’expertise du Français Fabrice Chalendar.
Cette sélection comprend un amalgame anciens-jeunes. Gilbert Alfred, Sunil Mudhoo et Éric Louise, médaillés d’or en 2003, auront l’occasion de partager leur expérience avec ceux qui en seront à leur baptême du feu aux JIOI, à l’instar du libero Hansley Casimir, d’Akash Doobraz, Brian Perrine et Jason Raddoo.
En cours de route, la confiance a été placée en Sunil Mudhoo, que certains avaient mis trop vite à la retraite, alors que l’équipe a été renforcée par la venue de Kevin Larose, qui a pu se libérer de ses obligations professionnelles à Rodrigues. Il s’agira ainsi pour cette sélection de ne pas commettre la même erreur fatale que lors de la dernière édition, quand Maurice s’était fait surprendre par les Maldives. Un adversaire que les locaux retrouveront dans la poule A, au même titre que Mayotte et les Seychelles.
Selon toute vraisemblance, les Seychellois seront les plus difficiles à manier. D’autant qu’ils ont bénéficié d’un stage en France, ont affronté une sélection indienne et possèdent dans leurs rangs des joueurs de calibre tels que Rodney Ah-Kong, Ian Furneau et Guy Valentin. Toutefois, Melchior Miniopoo veut croire que le coup sera jouable. « En une semaine de compétition, tout peut arriver. De notre côté, nous nous concentrons sur notre objectif qui est de parvenir en finale. À partir de là, nous pourrons viser l’or ».
Reste que la sélection réunionnaise, favorite de la poule B, tentera de son côté de se surpasser devant son public. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les Réunionnais n’ont jamais décroché l’or dans cette discipline. Cette fois, ils ont mis tous les atouts de leur côté, avec la présence des Kréopolitains Stéphane Rolar, Stéphane Boyer et Fabien Vergoz. Les Ghislain Lalabé, Stanley Cès, les frères Guermeur et autres Grégoire Capitaine et Ludovic Boyer seront également de sacrés clients.
Comment ne pas évoquer les Malgaches, placés sous la férule d’Éric Saramba, toujours capables de se retrouver au premier plan ? Et ce, malgré l’absence de Lala José, dit Zo. Ce qui porte à croire que la course vers l’or s’annonce des plus épiques dans cette discipline.