Bien qu’ayant perdu l’organisation de la 10e édition des Jeux des îles prévue en 2019, les Comores n’en démordent toujours pas. Cette fois, c’est le président du Comité olympique comorien, Ibrahim Ben Ali, qui est monté au créneau lors d’un point de presse tenu samedi dernier à Moroni. Selon lui, le Conseil international des Jeux (Cij) avait organisé un complot et des « prétextes trompeurs » ont été évoqués pour retirer l’organisation aux Comores et la confier à Maurice.
Selon Ibrahim Ben Ali, la manoeuvre du Cij « dépasse l’entendement ». D’où sa réaction. « La Charte des Jeux prévoit un délai de six mois avant d’effectuer une mission d’évaluation technique et trancher si oui ou non on doit continuer à faire confiance au pays désigné. Hélas, le Cij ne nous a pas donné le temps et cette clause a été piétinée arbitrairement pour favoriser l’île Maurice ».
Et d’ajouter : « Le Cij a bafoué cette chronologie. Il a violé encore une fois la Charte des Jeux et avait organisé un complot. Nous ne sommes pas les bienvenus dans le sud-ouest de l’océan Indien. »
Selon le président du comité sportif comorien, l’absence d’un représentant du gouvernement ou encore le fait que le pays serait incapable de construire les infrastructures sportives à temps ne sont que « des prétextes trompeurs ». Selon lui, le gouvernement comorien ne compte rien lâcher pour obtenir de nouveau l’organisation de cette manifestation.
« Une tournée dans les îles sera organisée très prochainement par le gouvernement pour tenter de faire revenir le Cij sur sa décision ». Quoiqu’il en soit, les Comores comptent aller de l’avant avec les travaux à Maluzini, qui devait abriter le Village des Jeux, de même que la construction d’un gymnase et de la piscine olympique.
Par ailleurs, Me Said Larifou, leader du parti Ridja, s’est également élevé contre cette décision du Cij. « C’est une humiliation. Il nous faut absolument organiser ces Jeux en 2019. C’est notre tour, c’est notre acquis. Nous demandons au Cij de surseoir à cette décision ».
Me Larifou a aussi demandé à la population de manifester contre ce qu’il considère une spoliation et a invité les sportifs à un grand rassemblement à Hamramba. Et ce, tout en demandant la démission des autorités chargées du dossier.