Les athlètes présélectionnés pour les prochains JIOI, en 2019, étaient réunis samedi dernier au Domaine Izi. L’initiative revient au ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) et au Club Maurice, qui ont voulu créer un premier contact entre les sportifs qui seront appelés à représenter Maurice dans un peu moins de deux ans.
La journée a commencé par une marche, qui s’est terminée au Plaza, à Rose-Hill. Le message était clair : dire non à la drogue et au dopage. « Je pense qu’il faut sensibiliser les athlètes sur ces deux sujets. D’une part, la drogue est dangereuse. Et de son côté, la prise de produits dopants peut nuire à toute une carrière », avance Sarah Sylva. Poursuivant sa réflexion, la judokate dira que la mauvaise conscience l’accompagnera tout au long de sa carrière. « Personnellement, si je prends un produit dopant, je sais que j’aurais triché et ça me poursuivra pendant très longtemps. »
Au Domaine Izi, les athlètes ont été au centre de toutes les attentions. Déjeuner, spectacle humoristique, de quoi leur montrer qu’ils seront, pendant leur préparation pour les JIOI, la priorité du MJS et du Club Maurice. Des détails qui ne sont pas passés inaperçus, mais qui ont tout de même fait plaisir aux sportifs, pas habitués à cela. « On sent tout de suite que le MJS veut que nous soyons performants », estime un groupe d’athlètes.
La volleyeuse Lucy Latour, elle, avance que l’exercice de samedi a été à la hauteur des attentes, notamment en termes de rencontres. « On fera partie du Club Maurice. Mais à la base, on ne se connaît pas forcément. C’est le moment de commencer à bâtir la cohésion de tout le groupe et renforcer le collectif », ajoute-t-elle. D’autant que la sélection féminine de volley-ball vise le podium en 2019. « La couleur de la médaille dépendra de nos performances. »
Question piège avec deux ans d’avance : connaît-elle ses adversaires ? « Oui et non. En fait, nous avons déjà commencé la préparation, même si nous avons un léger retard par rapport aux autres îles. Il n’empêche que nous sentons que tout le monde veut faire monter la mayonnaise. »
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint, se dit pour sa part satisfait de la tournure des événements. Le but derrière cette initiative est de faire comprendre aux athlètes qu’ils ne seront pas seuls dans leur préparation pour les JIOI. « Il nous fallait regrouper tous les présélectionnés et en faire des exemples pour la jeunesse de l’île Maurice. » Mais encore ? « Nous avons voulu faire comprendre aux athlètes que la préparation a commencé dès maintenant, avec des tests médicaux et paramédicaux. »
En outre, le ministre a soutenu avoir identifié plusieurs aspects à améliorer. « Il s’agit de petites choses simples, mais pratiques, que nous pouvons changer pour améliorer le quotidien des athlètes », a conclu Stephan Toussaint.