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C’est ce matin que l’on connaîtra le nom du pays organisateur de la prochaine édition des Jeux des îles de l’océan Indien, qui se tiendront, selon le calendrier établi, en 2023.

Plusieurs dossiers ont été déposés en ce sens sur la table du Conseil international des Jeux (Cij), soit ceux des Comores, des Maldives et de Madagascar.

Aux membres du Cij de se montrer lucides avant de désigner celui qui prendra le drapeau des Jeux au soir du 28 juillet (ce dimanche), à l’issue de la cérémonie de clôture prévue au stade Anjalay Coopen à Belle Vue. Une chose est sûre : la décision d’accorder l’organisation des 11es Jeux ne sera pas une mince affaire, surtout après la décision de dernière minute de Madagascar de se mêler à la course de 2023.

Cette démarche, précisons- le, n’a pas plu aux Comoriens, qui n’ont jamais caché leur désir d’organiser les Jeux en 40 ans d’existence. Et ils l’ont fait savoir à l’issue de la réunion du Cij de vendredi dernier à l’hôtel InterContinental à Balaclava.

Qui plus est, la décision du Cij d’accepter de recevoir les chefs d’État de Madagascar et des Maldives n’a fait que rendre ce dossier encore plus brûlant, quand on sait dans quelle, condition, Maurice s’est vue confier l’organisation des Jeux 2019 au nez et à la barbe des Comoriens.

Les Comoriens sont donc plus que jamais déterminés à obtenir ces Jeux, même si le président de leur comité olympique, Ibrahim Ben Ali, fervent défenseur de la candidature comorienne depuis des lustres, demeure pour l’heure introuvable.

Il s’est, en effet, retrouvé au centre d’une sombre affaire, d’où la vague de contestations d’une bonne majorité de fédérations sportives dans l’archipel. Tout comme les Comores, les Maldives veulent aussi organiser leurs premiers Jeux. D’ailleurs, dans une interview accordée au Mauricien en début de semaine, Ahmed Marzooq, le très médiatique secrétaire général du Comité olympique des Maldives, a déjà affiché la couleur. « Nous promettons d’organiser des Jeux cinq étoiles.

Maurice organise des Jeux grandioses et nous pouvons nous aussi tenir le rang », a-t-il déclaré en substance. C’est d’ailleurs dans cette optique que les membres du Cij ont récemment visité l’archipel. Les Comores ont elles aussi accueilli le Cij il n’y a pas longtemps. Si ces deux pays étaient des candidats déclarés, en revanche, la candidature de Madagascar a constitué une surprise.

Avec ses infrastructures existantes et sa maturité en termes d’organisation (1990 et 2007), la Grande île semble prendre un léger avantage sur ce dossier. On dira, de plus, que la présence plus que remarquée de son président Andry Rajoelina n’est pas anodine. Et ce, même si le président des Maldives, Ibrahim Mohamed Solih, et son homologue des Comores, Azali Assoumani, ont également fait le déplacement à Maurice. Une chose est sûre, Madagascar n’a certainement pas fait acte de candidature pour rien. Attendons voir.