Ça y est, c’est fini. Le dernier rassemblement des athlètes s’est tenu hier après-midi à 17h au stade Paul-Julius Bénard de St-Paul. Ils ont tous défilés pour la dernière fois, et force est de constater que tout s’est déroulé dans l’indifférence totale et que beaucoup d’athlètes n’ont pas daigné être présents pour cette ultime journée. La mascotte Ti-Bayoun (mascotte) tire donc sa révérence après 10 jours où conflits internes et incompréhensions auront volé la vedette à la compétition elle-même.
La cérémonie de clôture d’hier après-midi a été sobre, pour dire le moins. Elle a débuté à 16h45. Juste avant, le public présent a eu droit à un show de hip-hop orchestré par de jeunes danseurs pendant un peu moins d’une demi-heure avant que les athlètes ne fassent leur entrée pour le défilé. C’est le président du comité d’organisateur des Jeux (Coji), Thierry Grimaud, qui a prononcé le premier discours en demandant à tous ceux présents au stade s’ils avaient vécu comme lui le même engouement populaire, la même ferveur, vibré devant les exploits sportifs et devant l’esprit de compétition présent dans tous les stades et autres gymnases de La Réunion.
Car lui, en tant que président du comité organisateur, il a vécu toutes les émotions possibles. « Même si tout ne fut pas parfait, je demande le respect pour les bénévoles, ceux qui ont travaillé dans le transport, dans la restauration, les hôtesses, les responsables des sites et autres. Je vous demande de les applaudir chaleureusement. Le Coji doit tirer les enseignements que ce soit dans la réussite ou dans les difficultés ».
« Ces applaudissements vont également aux sportifs, qui ont travaillé dur pour être au summum pour ces 10 jours. Une fête est vraiment belle quand tous les invités sont présents. On est tristes que les Comoriens ne soient pas parmi tous. Dès aujourd’hui, il faut savoir se tourner vers l’avenir. Il faut comprendre pour avancer. Je demande aux dirigeants d’être à l’écoute de leurs sportifs. Je fais un appel aux diplomates. Il faut résoudre tous les problèmes car le sport doit être le jeu. Le temps doit être exclusivement consacré au sport », a-t-il ajouté avant de passer la parole au président du Conseil International des Jeux (Cij).
Philippe Hao Thyn Voon a tout d’abord remercié le peuple réunionnais pour son hospitalité et tous les volontaires pour leurs compétences, leur gentillesse. « Vos sourires méritent une médaille d’or », a-t-il dit. Il a aussi remercié le Coji avant de prononcer le traditionnel discours de clôture de ces Jeux. « Je déclare clos cette neuvième édition des Jeux des îles de l’océan Indien et vous donne rendez-vous dans quatre pour la dixième édition ». En effet, le président du Cij n’a pas confirmé quel pays organiserait les prochains Jeux.
On a par la suite eu droit à la traditionnelle passation des pouvoirs. Le moment clé de cette cérémonie fut quand Philippe Hao Thyn Voon remit le drapeau à Ibrahim Ben Ali, président du Comité olympique comorien.
Le public présent a ensuite eu droit à un spectacle animé par les chanteurs venant de La Réunion (Daniel Hoareau), de Maurice (Aubin), entre autres. C’est Ben Jam qui a clôturé les festivités dans l’indifférence la plus totale car une bonne partie des athlètes mauriciens, seychellois et malgaches avait déjà évacué les lieux. Ceux présents paraissaient manquer de vitalité. Peut-être en avaient-ils assez de cette mascarade. On savait déjà que l’esprit des Jeux n’était pas là, mais on espérait seulement qu’il reviendrait le temps de la cérémonie de clôture.