Thierry Grimaud l’avait promis lors d’un passage à Maurice. Il a parfaitement relevé le défi en présentant une cérémonie d’ouverture sur le thème La Réunion, terre de champions. Tout une symbolique, avec 12 sportifs réunionnais, ayant tous porté les couleurs françaises sur le plan mondial, pour allumer une vasque en forme de volcan, signature de l’île.
Lorsque les délégations entrent en scène, de timides applaudissements les accueillent. Les Comoriens en tête, avant qu’ils ne gâchent la fête, suivi de Madagascar, des Maldives, de Maurice, des Seychelles, de Mayotte (qui arboraient une pancarte FOI) et de La Réunion.
À l’heure des discours, tous les intervenants ont abordé le thème de la fraternité interîles. « Ces Jeux sont un retour aux sources, depuis les premiers JIOI en 1979. Nous mesurons le chemin parcouru », a déclaré Patrick Kanner, ministre de la Vie, de la Jeunesse et des Sports français. Pour lui, les quelque 1 500 athlètes et 1 000 accompagnateurs de ces 9es JIOI sont porteurs d’espoir. « Je souhaite que ces Jeux soient les plus fantastiques jamais organisés dans l’océan Indien ».
De son côté, Philippe Hao Thyn Voon, président du Cij, a abordé la question du sport sans aucune distinction de couleur, de race ou de sexe. « Ces Jeux sont l’occasion pour les quelques 20 millions d’habitants des îles de l’océan Indien de se focaliser sur les performances sportives ». Le président du Cij a par ailleurs déclaré la guerre au dopage. « Je souhaite des Jeux propres. Dites non au dopage ».
Mais il a surtout demandé aux athlètes de prendre du plaisir pendant les compétitions. « Ces Jeux vous appartiennent. Au-delà de la partie sportive, il y a aussi l’idée d’un rassemblement pacifique », a-t-il déclaré.
Pour en revenir à la partie protocolaire, douze athlètes, dont certains médaillés aux Jeux Olympiques, ont tour à tour défilé en portant la flamme des Jeux, avant de se voir confier la lourde tâche d’allumer la vasque olympique.
En fait, le Coji a fait appel à différentes générations d’athlètes pour que la fête soit belle. De Jean Meyer à la handballeuse Leila Lejeune, en passant par l’haltérophile Sabrina Richard et le nageur olympique Boris Steimetz, tous ont sillonné une partie du tartan du stade Julius-Bénard avec la flamme en main.
Lorsque Steimetz remit le bâton à Jean Meyer, les autres sont venus le rejoindre et ils ont uni leur effort pour allumer la vasque, qui brillera jusqu’à la fin des Jeux, dimanche prochain.
À l’applaudimètre, ce sont évidemment les Réunionnais qui ont rencontré le plus de succès. Le public s’était déplacé en masse pour venir soutenir ses athlètes et il n’a pas été déçu. Les quelques rares supporters malgaches ont également donné de la voix, tout comme les membres du Kop Moris venu soutenir ses représentants.
Sur le terrain, on s’activait à se prendre en photo ou à répondre aux différentes sollicitations des photographes de presse. Une obligation, puisque tous les médias de la région se sont donné rendez-vous pour l’événement.
Le spectacle, typiquement issu de la culture des îles, a tantôt porté le public dans l’histoire de La Réunion, tantôt dans un accès de modernité aux sonorités bien de chez nous.
Mais auparavant, il y a eu le regrettable incident qui a viré à la crise diplomatique. Les athlètes méritaient mieux.