Les footballeurs et footballeuses réunionnais ne veulent ni plus ni moins que les titres. À l’issue d’une longue préparation, les deux sélections réunionnaises ont été annoncées par les entraîneurs respectifs, Jean-Pierre Bade et Hosnan Gangate. Et forcément, puisqu’ils jouent à domicile, on voit mal qui d’autre pourrait endosser le costume de favoris pour les titres.
Avec ses trois titres glanés en neuf éditions, La Réunion possède le palmarès le plus fourni. Mais c’est surtout la préparation qui a servi de repères pour la constitution du groupe avant le stage en France. Ainsi, le Club R a affronté une sélection de D2R en juin, avant de se mesurer en juillet à une entente de joueurs malgaches évoluant à l’île soeur. Et ce, pendant que les autres sélections (mauricienne et malgache) se mesuraient à la COSAFA Cup et à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
En outre de ses matches à domicile, l’équipe masculine a rencontré deux autres formations, la réserve de l’AJ Auxerre avec un nul rassurant (0-0), puis une petite victoire (1-0) contre Chasselay. Le défenseur William Mounoussamy, quatre JIOI au compteur, se montre optimiste.
« Le fait d’être ensemble durant toute une semaine, nous a enfin permis de lancer un plan de jeu. Tous les joueurs sont vraiment concernés par le projet collectif. Nous sommes en train de nous forger le mental qu’il faut pour aller au bout de la compétition ».
La défense réunionnaise n’a pris que deux buts en cinq sorties, dont une série de trois matches sans en concéder. En outre, la jeunesse pourrait bien être l’atout du groupe. « Le groupe est jeune, mais il y a de la qualité et surtout un gros mental. Tout le monde a cette volonté d’aller au bout. Nous avons l’équipe pour », assure encore William Mounoussamy.
Pourtant, les observateurs réunionnais voient en Maurice le vrai challenger, même si les Comores ne viendront pas en victimes expiatoires. « Le Club M n’a jamais été aussi redoutable que lorsqu’il se présente dans la peau du challenger », peut-on lire dans la livraison du JIR ce matin.
Mais pourtant, Jean-Pierre Bade, lui-même médaillé d’or en 1979 en tant que joueur, puis en tant que sélectionneur en 1998, y croit, même si la route vers le succès ne sera pas facile. « Malgré les difficultés que nous avons eues à préparer l’équipe, nous n’avons qu’une seule envie : c’est de gagner ces Jeux ». Au moins, le message est clair.